CHRONIQUE / REVIEW

flaming row

the pure shine

Releases information

Release date: December 10, 2019

Format: Digital, CD

Label: Progressive Promotion Records

From: Allemagne / Germany

9,3

Alain Massard - January 2020

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

FLAMING ROW est un groupe allemand de prog métal mélodique à son fruité, voguant un peu vers le pop, le folk et les espaces musicaux conceptuels d’opéra comme AYREON aime si bien faire.  Donc rock progressif moderne un peu métallique, et ici touche de néo, de symphonique en plus du prog mélodique qui rassure.  C’est son 3e album après deux autres CDs de très bonne facture et il lui aura fallu 6 ans de gestation pour sortir. Au niveau ambiance on a des musiciens de THRESHOLD, de PAIN OF SALVATION, de SPOCK’S BEARD, de PATTERN SEEKING ANIMALS, de LONTACH, d’IGNORE THE SIGN mais le plus important est le son pur et propre que FLAMING ROW est parvenu à développer sur cet opus : du pur opéra métal prog néo symphonique à structure orchestrale, le tout avec ses touches folk.  Ajoutons pour terminer ce préambule l’histoire narrée autour de la nouvelle de Stephen KING « The Dark Tower ».

 

« A Tower In The Clouds » part sur un air magique, radieux, magnifique, symphonique, l’intro que l’on souhaite sans oser la demander. Il y a l’air, le côté majestueux, les instruments classiques et l’ambiance, la voix off puis les envolées vocales, la même impression qu’à la première écoute de « Six Degrees Of Inner Turbulence » (le 2e CD) c’est pour dire. Et cet enchaînement avec « The Last Living Member » apportant avec ses 3 tiroirs, ambiances feutrées, montées progressives, breaks arrangés avec utilisation d’un ensemble orchestral pour donner encore plus d’intensité. La voix masculine qui vous renvoie à celle de Peter GABRIEL, les arpèges qui s’enchaînent et renvoient aux premiers GENESIS, tout est fait pour vous faire fondre. Des sonorités diffuses d’ARGOS à un moment, une basse à la HARRIS à un autre, la rythmique passe alors sur du AYREON, métal prog à voix mâle, du bon riff.  On ressent les écoutes de VANDEN PLAS pour mêler admirablement ces deux genres, bref, un must!  « Jake’s Destiny » enchaîne toujours à la guitare sèche pour un rendu plutôt folk au départ, puis une cornemuse irlandaise et/ou médiévale envoie plus loin.  À 3minutes ça part sur l’orchestration symphonique et cette flûte qui me rappelle un peu OLDFIELD, ça pioche un peu partout et ça a le mérite de ne pas trop s’éparpiller. Écoutez le 2e CD instrumental pour en rechercher toutes les subtilités (oui, il y a quelques différences sur le 1er et 5e titre!) avant de revenir au CD principal chanté; mais rappelez-vous qu’après la trompette, la cornemuse et le violon endiablé viennent ici créer le jig de très belle manière, hautement technique. Le retour à l’air principal vous remet en haleine pour la seconde partie du titre qui repart avec la voix enchanteresse de Mélanie.

 

« The Sorcerer », encore avec 3 sous-tiroirs, nous emmène sur un territoire plus complexe, plus élaboré et plus travaillé avec voix typique à la Peter GABRIEL et les soubresauts des GENESIS (instruments à vents et à cordes) et d’AYREON, et pour la voix angélique de Mélanie on y retrouve de la verve d’Anneke par instants. Un titre avec breaks, passages plus calmes, mais où la progression est de mise tant au niveau de l’écoute que de la structure elle-même.  Il est bien évident qu’incorporer des pistes de 12 à 17 minutes ne se fait pas d’un jet, que l’oreille même sensibilisée au rock progressif demandera plusieurs écoutes et lâchera à chaque fois certaines subtilités, ici le saxo, la flûte, le piano et la batterie aérienne donneront le ton; « ma meilleure »!  « The Final Attempt » attaque avec à nouveau la voix sulfureuse et engagée de Mélanie pour un titre simple mélodieux, riche mais jamais ennuyeux, la cassure de rythme singulière vers les 2’30’’ en vaut le détour et là les voix off et le saxo font partir vers du PINK FLOYD, vers du PAIN OF SALVATION, vers du Steven WILSON (rien que pour le synthé limite jazzy suivi de la basse) et même un peu des notes de VANDEN PLAS ou de certains ELOY. La guitare devient plus rageuse alors, le saxo arrive aérien aussi, la voix accompagne d’un coup sur un air de « Bohemian Rhapsody », on reste ébahi, stupéfait devant tant de trouvailles. « The Gunslinger’s Creed » enchaîne par 4 sous tiroirs alors avec la suite de l’oeuvre de Stephen KING, on sent la progression de l’histoire avec les notes délivrées, pures, ciselées, cristallines dès le début, prenant à la gorge; à un moment on repense à Mike OLDFIELD et ses flûtes typées et ses airs folk. Peut-être plus/trop de voix vers la fin de ce titre fleuve enivrant à un moment, mais l’air reprend avec un final convenu, plus orchestral pour enfin calmer un peu nos oreilles qui en ont pris pour leurs grades (en français dans le texte!) de par un déferlement à la limite du maelstrom musical.

 

Cet album a eu sa date de sortie en 2019, mais aussi en 2020 (le 17 janvier pour être précis) pour celle officielle en bac. Cet album est un pur chef d’oeuvre. Cet album arrive à concentrer en 140 minutes (70 chantées et 70 purement orchestrales) tout ce qu’on pouvait espérer en fan de rock progressiste, celui qui s’ouvre aux nouveaux et anciens sons, celui qui ne pense plus mettre de sous-groupes sous chaque musicien, sous chaque artiste. Cet album est juste indispensable pour sa Cédéthèque de 2019 et 2020 car il y a juste un condensé normé des meilleures influences prog dedans.

 

PISTES / TRACKS

 

1. A Tower In The Clouds

2. The Last Living Member

     I. A Mystical Structure

    II. Roland Of Gilead

   III. Maerlyn's Rainbow

3. Jake's Destiny

     I. The Painted Pictures

    II. Relentless Pursuit

   III. 1919 Midworld

4. The Sorcerer

     I. Evil Forces Of The Dark Side

    II. Distracting Illusions

   III. Arra

5. The Final Attempt

6. The Gunslinger's Creed

     I. Roland's Revenge

    II. The Sorcerer – Reign Of Darkness

   III. The Secret Place Of No Return

             IV. Our Savior

Musiciens / MUSICIANS :

 

Martin Schnella: Guitars, vocals

Niklas Kahl: Drums

Marek Arnold: Keyboards, saxophone

Melanie Mau: Vocals

     With:

Glynn Morgan (Threshold)

Johan Hallgren (Pain Of Salvation): Vocals

Alexander Weyland (Traumhaus): Vocals

Ossy Pfeiffer (Ignore The Sign): Vocals

Siobhán Kennedy (Iontach): Vocals

Mathias Ruck: Vocals

Jimmy Keegan (Spocks Beard, Pattern Seeking Animals): Drums

Dave Meros (Spock's Beard): Bass

Lars Lehmann (Ignore The Sign): Bass

Jens Kommnick (Iontach): Celtic instruments

Eric Brenton (Neal Morse): Violin, viola

Nathan Brenton (Neal Morse): Cello & orchestration

José Pepe Jimenez (Carlos Santana): Percussion

Fabian Gödecke (Melanie Mau & Martin Schnella): Percussion

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