CHRONIQUE / REVIEW

duke 72

the mid shires herald

Releases information

Release date: February 8, 2019

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: Bad Elephant Music

From: Écosse / Autralie / Australia

8,4

Mario Champagne - May 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

A regarder la pochette de l'album, on se pose assurément la question suivante: Qu'est-ce qu'il y a là-dedans?  Pour sûr, une réunion d'elfes à la Peter PAN dans un arbre pourrait faire croire à une nouvelle production de DISNEY.  Mais ce n'est pas le cas, je vous rassure.  Au contraire, c'est pour adultes, mais pour ceux qui sont nostalgiques des années 70 en particulier.  Duke 72 est un projet qui résulte d'une collaboration entre un guitariste et chanteur écossais, Justin LUMSDEN (Big Hogg) et un percussionniste australien, Jonny MITCHELL, (Future of Dead Relic Memories, Bricolage, The Stranglers). On y retrouve également des membres du groupe Big Hogg, soient Ross MCCRAE au trombone et Sophie SEXON à la flûte et au chant.  La pianiste Lavinia BLACKWALL (ex-Trembling Walls) intervient également au niveau vocal.  John CROMAR complète l'équipe sur l'orgue Hammond et le piano électrique.

 

On peut considérer cet album comme un exploit.  Il a été conçu, écrit et réalisé par Justin LUMSDEN et Jonny MITCHELL pendant une session de conception et d'enregistrement de neuf heures à Glasgow, sans aucune préparation initiale, et pour ainsi dire, presque toute la musique de ce disque fut conçue durant la même journée. D'autres parties du disque proviennent de matériel que le duo avait écrit 10 ans auparavant. Lorsque l'australien retourna chez lui, Justin LUMSDEN compléta les pièces avec l'aide des autres musiciens.  Malgré un temps de conception très court, et sa courte durée de 37 minutes, il en résulte un ensemble de 9 pièces d'une très grande cohésion, flirtant avec un son psychédélique « funky », parfois « space rock » avec un soupçon d'influence de l'école de Canterbury, totalement « seventies ».  Le disque nécessite plusieurs écoutes pour s'apprécier.  Et le cœur hardi s'en verra récompensé.  Il faut vraiment être fan de la période « seventies » car il s'agit là d'un véritable bond dans le passé, grâce aux effets sonores et aux voix très « vintages ».  Mais malgré tout, on sent une certaine modernité dans l'approche.  La guitare est omniprésente alors que la batterie maintient généralement des rythmes simples et lents, pour laisser toute la marge de manœuvre au « Guitar Hero ».  La voix de LUMSDEN pourrait initialement agacer certaines personnes mais on s'y habitue rapidement au fil des compositions.  Les chœurs féminins sont magnifiques.  Surtout sur la lumineuse pièce d'ouverture « Weekend by the Sea ».  Sur « Trapped », changement de ton, la guitare se voulant plus lourde versant dans le « heavy funk ».  Les dernières secondes de celle-ci étant jouissives!  « Rust And Stars », ma préférée, avec sa guitare vibrante et « fuzzy », avec les voix d'anges des petites dames, vous colle un ver d'oreille psychédélique en jeans à pattes d'éléphant à coup sûr!  Suivi de « Backbone of a Jellyfish », totalement accrocheuse mais si courte!!!  « Isadora » semble tirée directement du répertoire de Neil YOUNG.  La flûte sur « Oxblood and Rings » est enivrante et possède ce charme désuet qui semble faire d'elle un grand classique oublié d'une autre époque. « Evil genius », « funky » à souhait, se révèle diablement géniale et fun!  Le chanteur s'y amuse autant vocalement que sur sa guitare qui bataille avec le trombone pour imposer sa suprématie.  « Antique Antiques », quant à elle, est assez représentative de l'ensemble de cet album, un genre de synthèse de tous les styles effleurés depuis le début.  Sur la dernière pièce, Justin LUMSDEN prend des intonations de Robert WYATT dans un enchevêtrement de guitares « bluesy » et une courte finale sonore qui aurait pu figurer sur « Rock Bottom » de WYATT.

 

L'album défile malheureusement trop vite. La guitare de LUMSDEN est un régal, et son plaisir de jouer est communicatif. Les harmonies vocales sont très belles et efficaces, les musiciens se débrouillent bien et cette incursion stylistique dans un passé pas si lointain vaut vraiment le coup.  Il ne reste plus qu'à laisser tourner cela en boucle pour bien s'imprégner.  Si on peut parler d'hommage à une autre époque, ceci est drôlement bien ficelé pour quelque chose réalisé en une seule journée!  J’essaie d’imaginer ce qu’ils auraient fait sur plusieurs semaines.  Espérons sincèrement une suite, car vraiment cette galette était sympathique et intéressante.  Bonne écoute!

 

PISTES / TRACKS

 

1. Weekend by the Sea (2.07)

2. Trapped (4.23)

3. Rust and Stars (6.18)

4. Backbone of a Jellyfish (2.41)

5. Isadora (4.08)

6. Oxblood and Rings (3.47)

7. Evil Genius (3.38)

8. Antique Antiques (3.46)

9. Out Of Reach (6.39)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Justin LUMSDEN - Guitars, Vocals

Jonny MITCHELL - Drums

Ross MCCRAE Trombone

Sophie SEXON - Vocals, Flute

Lavinia BLACKWALL - Vocals, Piano

John CROMAR- Hammond Organ , Electric Piano 

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