CHRONIQUE / REVIEW

dalton

eden

Releases information

Release date: January 11, 2019

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: AMS Records

From: Italie / Italy

9,0

Serge Marcoux - March 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Sommes-nous de retour au paradis de la musique progressive?  Après en avoir été chassé par la commercialisation massive de la musique, le punk et le disco!  Avouons que les signes ne manquent pas.  Le nombre d’albums disponibles chaque année dépasse notre capacité d’écoute.  Ceux-ci viennent du monde entier et les collaborations entre musiciens de partout sont plus nombreuses que jamais.  Grâce à l’Internet, la communauté progressive peut communiquer, échanger et même, très souvent, avec les musiciens eux-mêmes.  Malgré le net recul du papier, les revues sont fort nombreuses et de bonne qualité.  Depuis deux ou trois ans, nous sommes choyés par une abondance de spectacles.  En plus, pour ajouter ou profiter de cette tendance, nous assistons à la reformation de nombreux groupes.  Dans ce contexte, aucun doute dans l’esprit de votre humble serviteur, l’Italie fait partie de ce retour au paradis, de notre Eden musical.  Les nouveaux groupes abondent mais nous en avons aussi vu ressusciter plusieurs qui ont œuvré avant que le prog ne soit chassé des ondes et ne désintéresse les magnats de la musique.  De façon non exhaustive, pensons à ALPHATAURUS, CHERRY FIVE, MAXOPHONE, METAMORFOSI, MUSEO ROSENBACH, REALE ACADEMIA DI MUSICA et maintenant DALTON.  Soyons honnêtes et soulignons que ce groupe ne fut pas parmi les plus connus.  Le premier et meilleur de leurs trois albums, « Riflessioni : Idea D’Infinito », peut difficilement être considéré comme un classique et un incontournable du prog italien.  C’est un bon album qui ne dépare pas une collection, au contraire, mais l’influence JETHRO TULL première époque, sa très courte durée de vingt-huit minutes et certaines pièces qui semblent non complètes militent peu en sa faveur.  Continuons à être franc et avouons que les produits de ses reformations ne sont pas toujours à la hauteur de ce que les groupes firent dans les années soixante-dix et, quelquefois, sont même … ordinaires.  Je suis heureux de pouvoir dire que ce n’est pas le cas avec ce « Eden » de DALTON.

 

D’entrée de jeu, il s’agit d’une incarnation très légitime puisque ARONNE CEREDA, guitare et voix, ALEX CHIESA, instruments à vents et voix, et RINO LIMONTA, basse et chœur, sont trois des cinq membres originaux.  Les recrues sont GIANCARLO BAMBRILLA aux claviers et NICOLETTA GENTILE à la guitare et au chant.  Cette musicienne apporte un agréable vent de fraîcheur et de beauté à cette nouvelle mouture.  De plus, elle offre une troisième voix principale au chant.  Nous avons donc trois alternatives au chant pour un album qui est résolument différent du premier, produit il y a plus de quarante ans.  En effet, « Eden » nous transporte dans un univers pastoral tout en douceur et en finesse.  Pensez au « Principie di giorno » de CELESTE, au « Uomo di pezza » de LE ORME ou encore à ERRETA CORRIDGE ou ERIS PLUVIA.  Voici une alternative supplémentaire de qualité pour écouter du prog avec vos proches qui sont moins enclin que vous à notre genre favori.  C’est donc dire que vous ne trouverez pas d’envolées spectaculaires, de pyrotechnies musicales ou de démonstrations virtuoses sur les instruments utilisés par les cinq musiciens.  Par contre, vous trouverez de très belles pièces savamment construites avec plein de touches instrumentales, souvent subtiles, bien placées et donnant la saveur progressive recherchée.  La clé du Jardin d’Eden est un court prélude aux claviers et à la cornemuse.  Une cornemuse me direz-vous!  Pensez à l’utilisation de cet instrument par ALAN STIVELL et vous savez que cela peut s’intégrer magnifiquement à un album.  La beauté des lieux se révèle dès le début de la chanson « Guarda il vento » avec un synthétiseur nuageux et flottant suivi de la guitare sèche et de la voix lumineuse de NICOLETTA GENTILE.  Elle roule ses « R » de si belle façon et, en plus, son chant vous transporte au septième ciel.  Il faut absolument que j’améliore mon italien!  Lorsque la flute traversière de la musicienne invitée, Eva Morelli d’Il Bacio della Medusa, fait son apparition, mon sourire s’est élargi.  Soudain, la musique s’arrête brièvement pour reprendre avec encore plus de beauté.  À en couper le souffle.  Chaque pièce apporte ce type de moments.  Sur la deuxième, c’est la basse expressive de RINO LIMOTA qui vient vous chercher et les touches de claviers et de flute.  Pour « L’altro Eden », les interventions de l’orgue et de la guitare électrique donnent un peu de muscle à une pièce un peu folk qui se termine avec du sitar.  Un autre exemple?  L’utilisation des voix à l’unisson et un très joli solo de guitare électrique sur « Passi lenti » répondent à la question.  Je suis déjà gagné par cet album lorsque viennent mes deux pièces favorites.  D’abord « Giardino dell'Eden » qui débute de façon symphonique avec voix et claviers suivi de la guitare sèche qui pave la voie de ce Jardin d’Eden puis le refrain avec la flute de Dame MORELLI et la voix de Dame GENTILE nous fais comprendre la magie de l’endroit.  La pièce se termine en douceur et presqu’en fragilité pour encore plus de beauté.  « La forza diu Dio » est plus rythmée et les claviers, synthétiseur et mellotron, s’affirment en plus de la flute et de la guitare sèche pour un tout qui évoque le grand LE ORME.  On change de style avec « Ordinaria follia », ce ne sont que guitares sèches à la RY COODER ou DANIEL LANOIS, et la voix de NICOLETTA et … c’est tellement beau et très réussi!  La courte « Stessa lezione » est un tantinet moins remarquable mais son petit air valse lente celtique s’intègre fort bien à l’ensemble.  Une pièce instrumentale marque le retour de la cornemuse, apporte une touche différente et nous laisse sur un air un peu mystérieux via l’aide de la batterie et d’un synthétiseur.

 

Cette musique caressante comme une brise estivale nous transporte donc un peu au paradis.  Est-ce l’endroit suggéré par l’intrigante pochette du disque?  Quoiqu’il en soit, contrairement à l’Eden de l’histoire religieuse, ici c’est Adam qui chante la pomme à une Eve alanguie dans un jardin peuplé d’êtres plutôt étranges.  Je vous invite à croquer à belles dents et sans hésitation dans cette délectable proposition.  Une fois encore, l’Italie ajoute une saveur supplémentaire à ses délices musicaux.

 

PISTES / TRACKS

 

1. Eden – Preludio (1 :14)
2. Guarda il vento (4 :27)
3. Una ragione di più (4 :15)
4. L'altro Eden (4 :38)
5. Passi lenti (3 :41)
6. Giardino dell'Eden (5 :32)
7. La forza di Dio (4 :11)
8. Ordinaria follia (4 :10)
9. Stessa lezione (3 :10)
10. Una danza per Claudia (3 :36)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Aronne Cereda - vocals, guitar, sitar, effects
Alex Chiesa - flute, bagpipes, didgeridoo, vocals
Rino Limonta - bass, backing vocals
Giancarlo Brambilla - piano, keyboards, Moog, Mellotron
Nicoletta Gentile - vocals, guitar
   

With
Eva Morelli (Il Bacio della Medusa) - flute (2, 6)

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