Chronique de concert / concert review

Impérial
Québec
November 2, 2016

Photos: Pierre Ménard

Par: Fred Simoneau

En ce 2 novembre 2016, Marillion était invité par Evenko à se produire à l’impérial de Québec. Concert qui était fort attendu par la clientèle de musique rock progressive ainsi que celle du rock en général. Marillion, qui n’a certes pas besoins d’une énorme présentation, a débuté à la fin des années 70 alors que nombreuses formations du genre fermaient bagages. Mélangeant le « Punk Rock » avec le « Prog Rock », Marillion fut l’exception à la règle en termes de réussite et précurseur de ce qui allait devenir l’étiquette « Néo Prog ». Aujourd’hui, près de 35 ans plus tard, on utilise encore et toujours la formation anglaise comme référence musicale.

Pour ouvrir le bal lors de la tournée Nord-Américaine, Marillion avait invité l’excellent John WESLEY. Connu majoritairement pour avoir œuvré aux côtés de Steven WILSON en tournée à l’époque Porcupine Tree et plus tard lors de celle de Grace For Drowning, premier album solo de Sir WILSON, l’américain s’est aussi dévoué à sa carrière solo. Fort de 8 albums et plusieurs live, John s’est présenté sur scène seul avec sa guitare pour interpréter majoritairement des pièces de son plus récent album : A Way You’ll Never Be. Il a débuté ce court marathon musical avec la puissante « Light of a Sun », cette pièce qui met bien en évidence un vocal juste et puissant. Bien qu’accompagné par aucuns autres musiciens, des bandes sonores comportant la sonorité des autres instruments sont venues complémenter sa présence sur scène. Il a complété en tout 6 chansons et a essayé d’animer l’audience qui, Il est assez évident, était présents pour la bande de Marillion et demeurait relativement discrète. Cela dit, John WESLEY à fait exactement ce qu’il devait faire et je suis persuadé que plusieurs sont devant leurs ordinateurs aujourd’hui pour peaufiner leurs connaissances musicales et en apprendre un peu plus sur le musicien. Malheureusement, aucun album ou t-shirt était disponible à la table de marchandise. Fort possiblement déjà tous vendus lors de la tournée, ouvrir pour Marillion constitue une fenêtre promotionnelle unique et lorsque la poursuite de l’aventure n’est pas disponible, les nouveaux adhérents ont souvent tendance à oublier et passer à autre chose. Près de moi, je pouvais entendre les gens déçus de ne pas avoir été en mesure de se procurer au moins le dernier album.

Débutant directement à l’heure, la pièce « The Invisible Man » fut l’étincelle qui fallait pour enflammer le théâtre quasi à pleine totalité. Steve HOGARTH (H) apparu premièrement à l’écran géante pour ensuite se présenter sur scène de manière théâtrale et poursuivre la chanson portant veston et lunettes. Durant ce temps, Steve ROTHERY, Marc KELLY, Pete TREWAVAS et Ian MOSLEY avait déjà apprivoisé l’assistance en jouant les notes de cette chanson qui, au plaisir de plusieurs, n’est jamais omise lorsque vient le temps de créer le « Setlist ». H ne fait pas qu’interpréter la musique, il l’a vit entièrement. Ses expressions faciales, ses mimiques, ses petits pas de dance et son habillement excentrique font de cet artiste, le focus ou le point central de la formation Marillion. Est-ce trop? Prend-t’il trop de place sans en laisser au reste du groupe? Une chose est certaine, 90% du temps, c’est cet artiste qui attire notre regard.

Marillion a choisi d’interpréter des pièces tirées de leur discographie des trois dernières décennies allant même jusqu’à jouer la pièce « Sugar Mice », à mi-chemin du concert, alors que celle-ci avait été écrire sous l’ère FISH. Les ovations se sont multipliées sur l’ensemble et certains moments d’applaudissements ont semblés toucher les anglais droit au cœur. Plusieurs regards se sont échangés sur la scène pendant que H fesait des gignes d’accolades et formait des cœurs à l’aide de ses mains. Certes, il y a un public pour ce groupe de rock progressif et c’est bel et bien à Québec que celui-ci se trouvait hier soir.

La majorité des pièces jouées étaient soutenues par un visuel tout en image et en lumières. Par exemple, la pièce « Living In Fear » était jumelée avec des clichés des Beatles ainsi que certaines de la période Peace & Love. La pièce « King » quant à elle, propulsait en avant plan, des photos de grands artistes ayant connus des fins tragiques ou vécu des moments difficiles lors de leurs carrières tels que : Lemmy Kilmister, Marilyn Monroe, Mike Tyson, John Lennon, Kurt Cobain et Elvis pour ne nommer que ceux-ci. Il ne va s’en dire que le titre « King » prend tout son sérieux lorsqu’on réalise qu’en fait, ce sont des humains tous comme nous. Les costumes, eux, ce sont succédés selon les périodes et les albums représentés. « The New Kings », tiré de leur plus récent opus, fut l’une des pièces qui reçut l’une des ovations les plus persistantes. Vêtu d’une tunique royale, H nous a prouvé, encore une fois, n’avoir rien perdu de sa voix et l’émotion qui s’y dégage est simplement contagieuse. Concertant le son, rien à redire, chaque instrument était perceptible et on décernait chaque mot prononcé. Bravo à l’équipe sonore.

« Eldorado » en premier rappel et « This Strange Engine » en second, le couvre-feu de 23h00 est légèrement étiré mais la bande de Marillion ne semble pas vouloir quitter la scène. Sur la mélodie de cette dernière pièce, H prend le temps de remercier non seulement les autres musiciens du groupe mais aussi tout le personnel de soutien incluant même le responsable de l’éclairage. Alors que l’on croit que la chanson va se terminer, nous avons droit à un autre moment signé Steve HOGARTH. Il modifie certaines paroles de la chanson et y introduit des mots français et d’autres pour remercier à sa façon, l’audience québécoise présente et qui applaudit encore chaudement. Cela dit, s’il vous plait, la prochaine fois que vous faites une tournée, prévoyez d’avantage d’albums pour vendre à la table de marchandises… je crois que c’est le seul point négatif que j’ai entendu de toute ma soirée.

Bref, une très belle soirée en compagnie de gens connaissant et passionnés. Une autre preuve que le Québec, que ce soit ici-même dans la capitale nationale ou à Montréal, Marillion est toujours la bienvenue. À une prochaine fois je l’espère ! Ma note finale est de 5 étoiles !

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