CHRONIQUE / REVIEW

cirrus bay

the art of vanishing

Releases information

Release date: June 30, 2019

Format: Digital, CD

Label: Auto-Production / Self-Released

From: USA

8,3

Daniel Couturier

September 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

C’est donc le 25 août dernier que Bill GILLHAM annonçait finalement la sortie de « The Art of Vanishing » soit, deux mois après la publication digitale du nouveau-né. Par ailleurs, si vous l’ignoriez, GILLHAM est le compositeur de toutes les musiques de « Cirrus Bay » et de surcroît, un multi-instrumentiste hors-pair. Magique au piano tel un Tony BANKS du 21ème siècle, son jeu est incroyable et d’autant plus invraisemblable que la dextérité avec laquelle il manipule les guitares acoustiques et électriques. Alors oui, j’ai des attentes envers cet album, des attentes parce que GILLHAM est un excellent compositeur et aussi parce que depuis « The Search of Joy », la qualité des productions de « Cirrus Bay » s’est grandement améliorée. Notons au passage que la version CD contient 2 titres en bonus totalisant près de 16 minutes de musique supplémentaires comparativement à la version digitale. Classé néo-prog sur les différentes plateformes, « Cirrus Bay » est plutôt un groupe de rock symphonique tels des groupes comme « Camel », « Renaissance » ou autres « Vermillion Sands » et même « Anthony PHILIPS ».  Ceci étant dit, il n’y a pas de débat à faire là-dessus, « Cirrus Bay » utilise majoritairement une instrumentation acoustique.  On ne syntonise ici ni « Marillion.com » ni la fréquence « IQ » ou même la mascarade de « Pendragon », c’est comme ça, point barre.

 

Quelques pièces dont celle-ci, « A Blossom of Hills » qui ouvre l’album, s’initie avec une guitare 12 cordes en accompagnement harmonique aux voix toutes féminines de « Tai SHAN » et « Sharra ACLE ». Des changements de rythmes parsèment cette pièce; l’alternance des tempos « lento » à « vivace » m’agace jusqu’à devenir un irritant. Un peu dommage, ce n’est pas l’idée du siècle et ça marque une structure défectueuse au détriment de la pièce en tant que telle. Je bascule de l’instrumentale « Undiscovered Isle » à la guitare acoustique, une pièce de transition vers « A Garment of Clouds », une suite logique et très sobre des deux précédents titres.  Sans être géniale, la conception est fluide pour celle-ci. « The North Country » est une bride instrumentale, disciple de « Camel » s’il en est une avec le son d’orgue Hammond et articulation à la Pete BARDENS. Une très bonne pièce à laquelle GILLHAM a greffé un changement de tempo risqué à mi- terrain. Heureusement, le plaisir d’écoute n’en souffre pas trop. « Sooke Harbour » est une courte pièce instrumentale arrosée tantôt de flûte à bec synthétique tantôt du saxophone de BLASCO. C’est une pièce de passage menant à « Eden ». Celle-ci se divise en trois sections, au départ axée sur le duo féminin pour transiter vers des envolées instrumentales intéressantes, j’en aurais voulu plus mais non, on revient à la source et ce n’est pas plus mal.  Une bonne pièce « Unexpected Wonder » s’aborde aux claviers au-dessus desquels des papillons s’envolent sur des saxophones aériens. J’aime bien cette agglomération de sons et d’idées, un des beaux fragments instrumental jusqu’à maintenant.

 

« Lost and Profound » laisse passer le piano et le saxophone pendant qu’on sirote notre café du dimanche matin, plaisant et reposant. La relève vient de la suivante « The Dictator » alors que notre duo féminin s’élance au chant sur une berceuse adoucissante et tranquille. « The Vanishing Place » en fermeture d’album est assujettie par le piano et aux voix pour s’élancer en prenant de l’amplitude. Le rythme devient aérien, appuyé par des claviers qui ne sont pas sans rappeler les frappes et fioritures de BANKS.  Le saxophone fait également bonne figure sur cette amalgame inspiré et somme toute agréable. En boni, nous voilà avec « Falling Leaves », une pièce sur laquelle, je n’ai rien à dire sinon, qu’elle déclenche en moi une envie irrépressible de zapper à la prochaine pièce. On parle ici de « The Poetic Sea ». Si vous aimez le piano acoustique tout comme moi, alors vous allez adorer ces douze minutes et trouverez pareillement qu’elles sont trop vites passées. On y constate et surtout, on apprécie tout le talent the GILLHAM qui, seul au piano, nous présente toute la perspective de son inspiration condensée dans cette pièce. J’y entends des brides modulées d’oeuvres tirées de différents albums de « Genesis » et autres passages magnifiques de son imagination. Un excellent musicien donc, et ce morceau de progressif classique en est une démonstration indiscutable.

 

En conclusion, « Cirrus Bay » nous propose un bien bel album, dans la lignée de ses prédécesseurs. D’un symphonisme tranquille et sensible, on aura droit quelques fois à des changements de rythme un peu maladroits, quoique ceux-ci soient généralement bien dosés. On ne s’étonnera pas si à la première écoute, on retient principalement les parties de guitares acoustiques et les voix. Ceci pourrait s’expliquer par la production qui, selon moi, aurait tiré avantage à relever un peu plus certaines fréquences de différents claviers. Un léger bémol donc, au travail de mixage qui aurait pu relever l’ensemble d’un cran. D’autre part, considérant le talent et l’inspiration de GILLHAM, on ne peut que rêver du jour où un guitariste tel, les Andy LATIMER, Steve HACKETT ou même Franco MUSSIDA croise sa route; ce serait merveilleux!

 

PISTES / TRACKS

 

 1. A Blossom of Hills (10:28)

 2. Undiscovered Isle (02:52)   

 3. A Garment of Clouds (05:02)      

 4. The North Country (05:16) 

 5. Sooke Harbour (03:06)

 6. Eden (03:42)      

 7. Unexpected Wonder (06:55)

 8. Lost and Profound (03:02) 

 9. The Dictator (04:07)   

10. The Vanishing Place (10:08)

Bonus tracks

11. Falling Leaves (3:38)

12. The Poetic Sea (12:10)

Total time (70:00)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Tai Shan: Lead Vocals

Sharra Acle: Vocals

Mark Blasco: Drums, Bass, Sax, Vocals, Guitar

Bill Gillham: Keyboards, Guitars, Recorder, Banjitar, Vocals

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