CHRONIQUE / REVIEW

That Joe Payne

By Name. By Nature

Releases information

Release date:

August 7, 2020

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Independent

Royaume-Uni / UK

Alain Massard - July 2020

9,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

THAT JOE PAYNE, celui-là, pas les autres, a chanté au sein de THE ENID durant 5 ans de 2011 à 2016. Il a cherché son envol et a pris du temps pour se retrouver et se recentrer pour une carrière solo, suivi et aidé en cela par Max READ qui jouait aussi sur THE ENID; je parle de ce groupe pour vous faire comprendre un peu le lien et vous faire deviner que sa musique va en découler: complexités de titres avec développements orchestraux, mise en avant de sa voix et abord de thèmes chers tant musicaux que verbaux. A noter qu’il a prêté sa voix sur les albums de John HOLDEN et surtout celui des ZIO, album intense gravitant autour d’une Bande Originale de Film. Ici c’est de l’opéra dont il va être question, mais de l’opéra dont MERCURY de QUEEN rêvait à mon sens, un opéra baroque, fou et créatif, bon c’est parti pour la partie décorticage :

« The Thing About Me Is » entame l’album sur une intro provenant de l’espace éthéré avec orchestration divine et la voix phrasée de Joe; une intro d’entrée qui me plait, même si je dois rester neutre lors de cette chronique; une intro enchaînant sur « By Name, By Nature » titre collé pour un son me rappelant immédiatement l’atmosphère de ZIO: c’est frais, dansant, énergique et enjoué; une connotation baroque de ce que QUEEN faisait de mieux dans certains de ses titres et j’entends macho-man d’un coup, oui on n’est pas loin du refrain dansant des VILLAGE PEOPLE. Puis la voix répétitive robotique permet de doubler l’intensité; des violons et puis toute l’orchestration classique qui renvoie aux meilleurs titres d’ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA, bref c’est désopilant, pop, prog, baroque, onirique et c’est beau! « Nice Boy » sur un enchaînement à cappella déviant rapidement sur un titre pouvant vous rappeler le titre phare du « 5e Elément » avec le speaker annonçant la venue de la diva; les voix partent dans tous les sens et des ruptures de rythme avec une basse disco et funky continuent de séduire mon oreille, moi pas disco bien entendu je suis guidé littéralement par cette envolée musicale.

« In My Head » arrive et tranche complètement ici en proposant un titre sur les valses de Vienne, un titre intimiste mettant en avant la voix sublime de Joe, moi qui suis plutôt sur les compositions orchestrales, musicales, je me surprends à écouter… sa voix, c’est prenant, je la mets en replay. « What Is The World Coming To » suit en proposant une comptine voix-piano de base montant en gamme; les choeurs viennent donner un ton majestueux et progressiste, l’orchestration devient de plus en plus musicale et aérienne et laisse Joe s’exprimer magnifiquement en voix car la vie était plus dure à vivre adolescent; le roulement des pads de fin donne l’impression d’une salve de feu d’artifice sur un titre pop-prog-opéra. « Love (Not The Same) » vient en milieu d’album donner un aperçu bluesy et symphonique à part : la voix tonitruante de Joe, la sensation d’être sur un titre blues de feu Gary MOORE, un titre slow qui donne envie d’amener sa promise sur la piste de danse et de la serrer très fort contre soi; la venue de Ms Amy Birks en plein milieu en deux temps, phrasé au début, onirique et majestueuse amenant une lutte vocale entre les deux protagonistes; voix en répétition, en redondance et en cascades pour une prestation époustouflante.

« I Need a Change » paf rien que l’intro me remue, et je me mets à me rappeler les concerts de THE ENID portés par sa voix, voix et orchestration symphonique pour sortir un titre émouvant avec l’utilisation de ses 5 octaves (j’ai vérifié), un titre sur un crescendo divin, un titre donnant une intensité dramatique avec son utilisation; titre fleuve de plus de 8 minutes qui pourrait durer plus encore. « End Of The Tunnel » sur une ballade romantique, mélancolique, une chanson simple où les sons semblent sortir en cascade à la fois du piano et de la bouche; un peu de spleen là-dessus, titre introspectif, méditatif qui ne laisse pas indifférent; un titre évoquant une forte relation d’aide et d’espoir; chaque composition est différente mais dégage une émotion commune; la répétition des mots donne une intensité et crée un climat singulièrement apaisant. Deux bonus néo-classiques sur CD avec « Music For A While » et une variante du jingle de la SNCF, une intro à la Wally BADAROU sur « Worlds Of a Mountain » puis une orchestration peut être ici la plus baroque de l’album avec clavecin en avant jusqu’à une explosion dance-floor qui dénote quelque peu, un trait de génie d’allier des genres si différents de base. « Moonlit Love » sur une déclinaison de « BARRY LYNDON », un titre immense comme aurait bien voulu faire Freddie MERCURY à n’en pas douter.

Ce premier album de JOE PAYNE ne ressemble à rien de ce que l’on peut écouter actuellement au niveau musical surtout vu l’étendue de sa gamme vocale. Des orchestrations provenant de BEETHOVEN ou MOZART et des éléments rock symphonique comme ce que l’on peut toujours trouver sur les albums partitions de THE ENID; du crossover quand on ne sait plus quoi dire de plus. Un univers déjanté dans le bon sens du terme avec de l’innovation, des réminiscences et une création remarquable; bluffé je suis, en espérant que le texte vous donnera plus d’indication que la note, vu que je note sévère. Je rappelle que je note personnellement à 9.5 le meilleur PINK FLOYD ou GENESIS car la note idéale de 10, l’absolu n'existe pas, telle est ma devise. Mais lorsque je m’en rapproche, c’est que l’album vaut son pesant d’or progressif.

    1. The Thing About Me Is (2:48)
    2. By Name. By Nature (5:31)
    3. Nice Boy (3:37)
    4. In My Head (3:12)
    5. What is the World Coming To (5:50)
    6. Love (Not the Same) (feat. Ms Amy Birks) (6:36)
    7. I Need a Change (8:18)
    8. End of the Tunnel (6:33)
    9. Music For A While (extra track CD) (3:44)
    10. Moonlit Love (extra track CD) (6:29)
    Total:52’38’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

That Joe Payne: Lead vocals, choir, piano, strings and other programming
Max Read: Bass (track 1), sampled vocals, choir and programming
Duncan McLaughlan: Guitar (tracks 2, 3, 5, 6 & 7), bass (track 6)
Nicholas Willes: Drums and bass (tracks 5 & 7)
Lisa Martin: Drums (tracks 1, 2 & 7)
Nikitas Kissonas: Guitar (track 1)
Ms Amy Birks: Vocals (track 7)

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