CHRONIQUE / REVIEW

Psychonaut

Unfold The God Man

Releases information

Release date:

March 6, 2020

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

Pélagic Records

Belgique / Belgium

Alain Massard - March 2020

8,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PSYCHONAUT est un groupe de musique singulier belge oeuvrant dans le métal post-rock-sludge et extrême-psyché-progressif. Il sort ici son 1er véritable CD après 2 EPs. Un peu de PINK FLOYD et de LED ZEPPELIN annoncé, plus de TOOL et AMENRA sûrement, un peu de CULT OF LUNA et de MONO dans ses montées hypnotiques et encore plus dans ses explosions finales. Un jeune groupe qui n’hésite pas à enfoncer le clou en incluant plusieurs mouvements progressifs assez extrêmes, raison de plus pour s’immerger dans ce présumé maelström musical. À noter que les thèmes développés portent sur les notions d’ascension de l’humanité, ce qui est une bonne chose en cette époque actuelle assez morose au vu des actualités.

« All I Saw As A Huge Monkey » démarre avec un son très récent, ça groove. Un titre instrumental pour montrer la dextérité du trio: voix-off australiennes, riffs virevoltants, rythme effréné qui donne le A (pas Le La on est bien d’accord, le A accordé à 432 Hz., multiple de 9 et symbolisme pour le groupe) et un air dantesque, frais et énergique. On parle de TOOL mais il y a aussi du ANIMALS & LEADERS dedans, c’est très bon et frais. « The Story Of Your Enslavement » et un titre bluffant. On parlait de post métal, on est là sur une fusion death extrême métal et de sludge métal en ce début avec une voix hurlée, puis des voix en choeurs plus abordables et un fond de VOIVOD par instants. La fin plus instrumentale nous renvoie sur du bon math-métal; assez désopilant. « Kabuddah » a une rythmique lourde pesante, presque malfamée et part sur la même lignée, peut être encore plus fort et hurlé. Les sons de basse sont amplifiés, la guitare plus posée, ça sent la poudre, la voix est cependant un tantinet singulier et risque ici de surprendre un petit peu, et je suis gentiment objectif. Là encore, fin orchestrale dans une montée prog extrême, plus déjantée dans ce que Devin TOWNSEND ou plutôt STRAPPING YOUNG LAD a pu sortir. « The Fall Of Consciousness » pour le premier des deux titres à 9 minutes et une intro progressive plus calme, un peu de MASTODON (il suinte à mon avis), signe que PSYCHONAUT draine bien plus loin que les groupes références précités. La tessiture vocale en prend ici pour son grade, des relents de THE OCEAN arrivent par vagues entières, la 2e partie du titre reluque bien sur le TOOL métronomique et monolithique. « Sananda » pour un titre revisité, lent et long crescendo plus planant, plus post ici-bas, plus psychédélique des années 2000. Ça fait presque un drôle de break liturgique à mi-parcours avec synthé à la clé. Bonne finale qui reprend un son plus actuel avec distorsion de la basse assourdissante.

« Celestial Dictator », toujours avec cette voix d’outre-tombe australienne au départ, percussions tribales et son didgeridoo, amène nos oreilles sur l’un des meilleurs titres à mon sens. Lente intro et évolution ‘crescendique’ presque parfaite pour amener au rythme de fond, voix planante avec ses choeurs; la guitare est nerveuse et rythmique pour faire monter la fusion des notes encore plus haut et accepter plus facilement la voix criarde. « Halls Of Amenti » suit pour un titre annonciateur religieux. Douce ambiguïté et un petit oxymore sur la réalité de ce titre calme et désopilant, doux et explosif, sage et sorti de l’enfer? En tout cas, le côté psychédélique n’est pas de mise ici, tout est bien calculé pour laisser exploser les notes, les rythmes et la violence tribale qui s’ensuivent logiquement. Le break permet aussi de se désenvoûter des transes musicales du groupe. « Nexus » et ce choeur d’entrée flippant, ça y est je suis converti. Un air qui pose question ou qui va vous faire méditer. C’est presque trop calme au vu des notes lancées depuis le début de l’album. Évolution rythmique sur la ou les guitares pour le titre le plus aérien et le plus accessible. Ça y est je l’ai mis en replay avant de passer à « Nothing Is Consciousless » et ses 16 minutes amenant son lot de riffs et d’expériences psychédéliques, non plutôt atmosphériques je dirais, pour un son extrême et paradoxal avec un peu des ambiances interstices que MONSTER MAGNET pouvait développer dans ses albums. Bon, ce titre recentre un peu de tout ce qui a pu être sorti jusqu’à présent excepté le saxophone en fin de parcours, c’est un bon résumé un peu plus calme que bon nombre de titres précédents.

PSYCHONAUT sort un album singulier, étrange au vu des sonorités distillées; il donne une évolution musicale intéressante aux sons d’aujourd’hui trop souvent similaires dans l’univers que nous nommons encore PROG. Ici, pas d’alliance jazzy ou Canterbury comme ces derniers temps, pas de revival. Ici c’est purement du métal prog fusionné, de la musique tirant sur des rythmes lourds, djent pour la plupart mais où des breaks viennent explorer dans les circonvolutions post et sludge en particulier. Cela m’a rappelé un peu aussi SOULSPLITTER que j’ai eu l’honneur de chroniquer l’an dernier mais en moins élaboré quand même. Bon, pour les fans de métal fusionnés, cela devrait être une bonne expérience en attendant de savoir s’ils vont s’assagir ou au contraire enfoncer leur tendance extrême pour leur prochain opus.

    01. All I Saw as a Huge Monkey (6:46)
    02. The Story of Your Enslavement (4:43)
    03. Kabuddah (5:47)
    04. The Fall of Consciousness (8:53)
    05. Sananda (9:49)
    06. Celestial Dictator (6:33)
    07. Halls of Amenti (6:16)
    08. Nexus (4:55)
    09. Nothing is Consciousless (15:39)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Peter Le Page : drums
Stefan De Graef : guitars & vocals
Thomas Michiels : bass & vocals

Guest performers:
Chiaran Verheyden : synths & soundscapes
Victor Jacobs, Matthias Van Hulle & Peter Le Page : percussion
Bram Lobbestael : didgeridoo & throat singing
Sam Coussens, Tim Van Eyken, Cédric Peeters, Sander Rom, Peter Le Page, Stefan De Graef, Thomas Michiels : choir vocals
Dieter Vaganée : saxophones

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