CHRONIQUE / REVIEW

Marbin

Russian Dolls

Releases information

Release date:

November 6, 2020

Format:

Digital

Label:

From:

Moon June Records

USA

Mario Champagne - November 2020

9,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

MARBIN, un groupe de « jam », de jazz, de rock, de blues, de fusion et de rock progressif basé à Chicago, est considéré pour sûr comme étant l'un des plus grands trésors et talents musicaux de l'écurie de Moon June Records. Il est aussi reconnu comme un des groupes qui travaille le plus dur aux États Unis avec en moyenne 250 concerts par an, quoiqu’avec la pandémie actuelle, cela s’est bien calmé. MARBIN, dont le nom du groupe provient d'un assemblage de syllabes issues des noms de ses fondateurs, Danny MARKOVITCH, le saxophoniste de génie et Dani RABIN, le guitariste, fut créé en 2007 en Israël, peu de temps après que MARKOVITCH eut eu terminé son service militaire en tant que sergent d'infanterie et que RABIN ait obtenu son diplôme du « Berklee College of Music » de Boston. Après avoir déménagé leurs instruments à Chicago, ils ont pondu régulièrement des petits bijoux, soient « Marbin » (2009), « Breaking the Cycle » (2011), « Last Chapter of Dreaming » (2013), « The Third Set » (2014), « Aggressive Hippies » (2015), « Goatman and the House of the Dead » (2016), « Israeli Jazz » (2018) et « Strong Thing » (2019).

« Russian Dolls est donc leur neuvième album, qui surprise, se présente dans un style plutôt différent de ce qu'ils réalisent habituellement. Ils sont reconnus pour leur jazz fusion très rock et dynamique, avec un son parfois très lourd, mêlant tous les styles incluant, folk, blues et « heavy » métal. Mais cette fois-ci, il s'agit d'un retour aux sources avec de vieilles compositions de MARKOVITCH, jamais utilisées, rédigées dans un vieux livret, lors des vingt dernières années, perdu mais retrouvé par l’épouse de celui-ci lors d'une séance de ménage. Un album très personnel pour MARKOVITCH, un album solo en soi sous l'étiquette de son groupe. Intitulé « Poupées Russes » parce que chaque titre de cet album correspond à une période de sa vie où il était une personne différente: un gamin qui apprenait le saxophone, un soldat, un nouvel immigrant aux États-Unis. Parce que l’homme qu’il est maintenant englobe toutes ces étapes précédentes de sa vie.

MARKOVITCH nous offre un beau bouquet de sept titres instrumentaux pour illustrer son évolution musicale au cours des dernières décennies. Le saxophone se présente ici comme l'élément dominant de ce quasi « one- man show », les autres excellents musiciens faisant figure de fonction support. On retiendra la virtuosité hallucinante de ce saxophoniste sur cette musique à haut rendement de transfert de charge émotive. Très cinématique cette musique, chaque pièce faisant souvent penser à la musique d'un vieux film, chacune apportant son ambiance et provoquant inexorablement, la suggestion d'une imagerie sonore chargée d'émotions. « Émotions » est d'ailleurs le mot clef de cet album, balayant de ses ondes sonores les registres de la tristesse, du mélodrame, de la joie, de la mélancolie et du romantisme.

Le premier titre, « When There Becomes Here » fait songer à une vieille chanson russe et triste. « Yellow Roman Candles » pourrait servir de musique à un vieux film italien en noir et blanc, festif, léger et souriant. Quant à « The Great Rosegray », je le verrais plus dans un vieux film américain à la tristesse mélodramatique, alors que MARKOVITCH tisse une toile sonore hallucinante. « Years That Ask Questions », au style « bluesy vintage » fait sûrement référence à sa nouvelle vie d’immigrant à Chicago. « Ships At A Distance » joue à fond la carte du romantisme et la guitare de Rubin met très bien en valeur le travail du saxophoniste. « Years That Answer » sidère par l'ensemble des nuances pouvant être évoquées à partir de ce saxophone. Pour finir ce superbe album, « Things of Dry Hours » avec ses rythmes solennels de tango.

Vous n'aimez pas le jazz ? Vous trouvez que le saxophone c'est nul ? Cet album pourrait sûrement vous aider à changer d'avis. Une musique très accessible et agréable, d'une grande cohésion, porteuse de frissons et faisant rêver à des époques où tout était plus simple. Il y a aussi un fort aspect suranné dans l’ensemble de ces œuvres, à se demander s’ils ne sont pas déjà des grands classiques. Je dois dire que la performance de MARKOVITCH a de quoi laisser baba! La transmission de charge émotive dont il est capable relève de la sorcellerie. En somme, de biens belles ambiances nostalgiques exprimées avec classe par un souffle habile et maîtrisé, par un type qui est au sommet de son art. Titres préférés : « The Great Rosegray » et « Things of Dry Hours ». Un conseil: Savourez cette douce musique dans le calme! Bonne écoute !

    1. When There Becomes Here (6:00)
    2. Yellow Roman Candles (2:57)
    3. The Great Rosegray (8:13)
    4. Years That Ask Questions (3:36)
    5. Ships at a Distance (4:18)
    6. Years That Answer (4:43)
    7. Things of Dry Hours (5:26)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Danny MARKOVITCH - Saxophone
Dani RABIN - Guitar and Bass
Antonio SANCHEZ - Drums

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