CHRONIQUE / REVIEW

Mangala Vallis

Voices

Releases information

Release date:

February 8, 2020

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

Ma.Ra.Cash Records

Italie / Italy

Alain Massard - March 2020

7,7

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

MANGALA VALLIS est un groupe italien ayant débuté son activité à la fin des 90’s en délivrant des sonorités basées sur le courant néo prog avec des groupes comme ARAGON ou GENESIS 2e mouture ou MARILLION et SPOCK’S BEARD. Connu avec l’excellent « Lycanthrope » de 2005, il sort ici son 4e album, 8 ans après leur dernière réalisation. Le nom provient d’un canyon se situant sur MARS. La pochette expressive annonce un changement de direction, un éclatement de sons, c’est ce que nous allons voir.

« The Centre of Life » ouvre l’album par un titre chaleureux, voix presque rocailleuse et air pop-prog-FM, du synthé bien présent pour un rock énergique avec basse mise en avant, puis un solo bien placé qui définit ainsi bien le son. « No Reason » continue avec un air plus radio FM tant par la tonalité que par le rythme; la voix en anglais est agréable à entendre au point qu’on n’a aucun marqueur sur l’origine italienne; après quelques choeurs tout en douceur, la 2e partie est bien progressive avec développement autour du synthé et solo de guitare rythmé lui aussi, son bien dans l’atmosphère des 90’s, titre entraînant. « Get It While You Can » enchaîne avec un piano chaleureux et arpège de guitare, le tout entouré par la voix sensuelle et profonde de Roberto; l’alternance de moments FM langoureux style ballade et breaks plus incisifs avec percussions bien en place permet de donner une dimension aérienne et moins intimiste, le solo de guitare de Niky et la base synthé de Gianfranco se renvoyant la balle de belle manière jusqu’au retour du piano. « The Voice Inside » débute lui aussi par une rythmique axée sur le piano et la batterie, et une voix haute, rappelant beaucoup ce qui se faisait dans les 80’s et 90’s, bon mais sans réelle nouveauté; ici encore, c’est la guitare qui sauve un peu la composition avec des notes qui arrachent l’air et qui font un peu partir en trois fois; solo FM par excellence, puis retour du refrain convenu.

« An End to an End » enfonce encore plus le clou avec ce titre tirant sur les sons new-wave avec synthés donnant le rythme électronique; on est limite ici sur une ballade pop-rock à écouter en voiture vitres ouvertes ou en décapotable, l’air slide guitare limite country donnant un peu plus dans le genre avec une batterie d’un coup mise en avant, la fin avec un break orchestral presque symphonique. « Demon » arrive, énergique avec synthés à nouveau en avant, ça rappelle de loin les constructions de SAGA où synthé se renvoyait la balle avec la guitare durant un couplet; c’est énergique, un peu du GENESIS des 80’s ou du MARILLION en fait, mais sans la voix ici trop criarde, trop aigu; heureusement comme depuis le début de l’album, le titre part sur un air différent, un second tiroir en milieu de parcours donnant plus de sensibilité, plus de chaleur au développement bien rock en fait avec son solo de guitare bien placé; le dernier tiroir revient carrément sur un son rock FM des 80’s avec la voix envahissante sur un dernier solo. « Sour » pour le 7e et dernier titre de cet album court pour la ballade romantique axée sur la belle voix de Roberto, anglais impeccable; c’est doux, langoureux, pas mélancolique, juste le slow idéal un peu déphasé en ce début de 2020; le solo de guitare est là purement jouissif, on imagine les briquets s’allumer en fin de concert (oui avant les portables, c’était briquet!).

MANGALA VALLIS a donc enfin sorti un album, bien loin des sonorités du départ, bien loin du néo-prog qui le caractérisait, dans une trame musicale plus moderne et plus rock, mais pas métal, pas jazzy comme c’est souvent de coutume depuis quelque temps. Cet album est à la croisée d’airs des 80’s que ce soit dans la mouvance néo ou dans la new-wave, plus dans le rock FM. « Voices » est censé représenter ce qui est à l’intérieur de nous, nos voix et notre pensée sur notre âge qui avance et qui demande en fait de synthétiser au plus la musique que l’on aime. D’où l’idée de s’affranchir de leurs racines et de leurs groupes référents du départ. Le défaut car il y a défaut, c’est le manque d’imagination de cet album qui serait parfait en 1980, agréable durant les 90’s, mais qui ici manque cruellement d’énergie constructive et progressive propre. En fait, malgré la voix touchante et les sons bien ordonnés, il manque cet élan de folie qui caractérise les créations musicales du moment; un bon album certes, surtout pour cette guitare magique lors des solos, mais un album trop commun en fait, et qui sort peut-être trop des sentiers battus.

    1. The Center of Life (4:45)
    2. No Reason (6:47)
    3. Get It While You Can (6:19)
    4. The Voice Inside (6:05)
    5. An End to An End (6:34)
    6. Demon (7:21)
    7. Sour (4:53)
    Total : 42‘44’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Roberto Tiranti: Vocals, bass
Gigi Cavalli Cocchi: Drums and Percussion
Mirco Consolini: Electric and Acoustic Guitars, Bass, Backing Vocals
Niky Milazzo: Electric Guitars
Gianfranco Fornaciari: Keyboards, Backing Vocals

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