CHRONIQUE / REVIEW

Karfagen

Principles And Theory of Spektra

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

December 11, 2020

Format:

CD, DIgital

Label:

From:

Caerllysi Music

Ukraine

Alain Massard - December 2020

9,0

Facebook_logo-7.png

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

KARFAGEN est le groupe du multi-instrumentiste Antony KALUGIN qui a sorti fin d’année dernière l’un des meilleurs albums prog depuis bien longtemps, en début d’année un très bon album, un superbe album personnel il y a quelques semaines et donc là ce nouvel album, son 12e, composé-enregistré en 2015 - 2016 à l’époque de la sortie de « Spektra » et revisité pour les fêtes. Il est toujours accompagné dans ses recherches musicales d’Eddie Mulder. Se rappeler aussi que GENESIS, Mike OLDFIELD, UK, CAMEL et THE FLOWER KINGS forment un peu son ossature de référence musicale; pour le reste je vous laisse vous plonger dans ses dernières chroniques que j’ai eu l’honneur de faire. La pandémie et le confinement auront cela de paradoxal à savoir une activité débordante chez lui. Partons voir ce qu’il s’y trouve à l’intérieur.

Deux phases de trois titres avec un « Levitation » intro HACKETT sur « Horizons » tout doux puis envolée de guitare électrique fruitée de Max suivie des claviers qui viennent étoffer le son; l’influence Génésisienne est pour moi évidente avec des claviers Bankiens, instrumental assez énergique qui dénote agréablement. « Hunter » part sur un air rapide, plus endiablé, les solos de claviers toujours dans une veine jouissive époustouflante; pas de grandes nouveautés mais des airs frais, un peu de JARRE quelques instants, un peu d’OLFIELD à un autre, un peu d’INVADERS OF THE HEART à un autre. « Phantasmagoria » plus complexe avec enchaînements de tiroirs, plus difficile à intégrer avec une incursion jazz-rock et une ouverture spatiale mystérieuse faisant oublier l’absence de voix, oui on est bien sur un instrumental! La fin devient symphonique avec soli en duo puis retour acoustique pour sceller ce titre.

La phase 2 débute par « Birth of a Star » avec synthés et guitare appairés pour une mélodie spatiale, la flûte venant à la suite amener son éclat d’ouverture, de spontanéité; notes plaintives à un moment, au moment de l’accouchement? Ambiance méditative avec quelques notes de spleen, d’introspection puis fin acoustique cristalline, titre ô combien imaginatif, pensez à fermer la porte à la fin le vent arrive. « Calypso » part sur une rythmique plus lourde et sombre, schizoïde je dirais avec des relents crimsoniens, des notes plaintives avec moment de digression au spleen mélancolique de la flûte; ça devient même tribal, sournois puis on se sent d’un coup voguer sur une mer de son (dixit) sur ce bateau musical, la guitare plaintive se mêlant avec les autres instruments pour une suite de tiroirs. « Gravitation » finit l’album sur un rythme plus enjoué, dynamique; les synthés lorgnent sur du SPOCK BEARD’S ou certains titres des GENESIS, c’est dynamique, entraînant autant par la mélodie que par les riffs et autres soli ravageurs qui forment un magnifique final; une perle musicale comme j’aime à le dire devant tant de prouesse des doigts.

Antony a sorti un disque qui sonne bien dans la veine des 70’s, plus brut, moins créatif, moins élaboré dans le sens du son des années 2000. Un album écrit il y a plus de 5 ans, instrumental, partant dans des univers enivrants, des sons alambiqués, de charmantes mélodies symphoniques travaillées plongeant dans ce qui se faisait très bien à l’apogée du rock progressif. Les claviers et guitares peuvent se rendre nerveux par instants mais se mêlent de façon presque évidente avec les instruments à vents classiques; de l’art-rock symphonique à son plus haut degré, un peu de new-âge, de folk et beaucoup plus de côtés jazzy sur certains titres. Antony se dit être attiré par les mélodies rétro-régressives des 70’s plutôt que par la technicité et le déluge de notes des sons actuels; compositions profondes, soli de-ci de-là, claviers fruités et spatiaux, mélodies facilement assimilables, intégrables en font un plus indéniable. J’ai réduit mon analyse de ses titres au vu des airs qu’ils produiront sur vous mais cette sortie est un plus indéniable pour sa discographie. Sa phrase vaut plus que mon discours : « Je produis de la musique que je voudrais entendre en tant qu’auditeur », c’est fait.

    Phase 1:
    1. Levitation (9:45)
    2. Hunter (6:02)
    3. Phantasmagoria (12:58)

    Phase 2:
    4. Birth of a Star (7:04)
    5. Calypso (10:57)
    6. Gravitation (7:26)

    Total Time 54:12

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Antony Kalugin: Keyboards, vocals, percussion

With:
- Ivan Goritski: Drums
- Max Velychko: Acoustic & electric guitars
- Oleg Prokhorov: Bass
- Maria Baranovska: Violin (1,4,6)
- Elena Kushiy: Flute (1,4,6)
- Alexandr Pastuchov: Bassoon (1,4,6)
- Lesya Kofanova: Flute (5)
- Helen Bour: Oboe (5)
- Sergii Kovalov: Knob accordion (5)
- Kostya Ionenko: Additional bass (5)
- Eddie Mulder (Leap Day, Trion): Electric & bass guitars (3)