CHRONIQUE / REVIEW

IO Earth

Aura

Releases information

Release date:

April 14, 2020

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Independent

Royaume-Uni / UK

Alain Massard - May 2020

9,1

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

IO EARTH est un groupe britannique de prog néo découvert par hasard au niveau de mes oreilles en 2012. Il y a de l’acoustique, du planant, des arrangements souvent doux qui explosent dans un crescendo musical, il y a aussi une très belle voix féminine en l’occurrence Rosanna depuis « Solitude ». IO EARTH sonne très symphonique et peut se permettre d’arpenter les contrées heavy au fil du temps. Sur leur dernier opus il est question d’un revirement important de leurs compositions avec soli toujours énergiques, pauses avec instruments classiques, musique contemporaine donc, titres plus pop mais donc moins d’attente du solo ravageur de Dave. Un creuset de rock prog un peu fourre-tout à la base qui risque ici de surprendre. Un peu de rock symphonique et hypnotique aussi.

« Aura » entame cet album avec une composition très planante et symphonique dans la lignée d’un bon PINK FLOYD tandis que les voix me font penser un peu à du ALAN PARSONS un peu édulcoré, c’est cool, soporifique dans le sens que le titre s’écoule tout doucement avec un rythme posé; la voix de Rosanna vient juste en choeurs accompagner celles des chanteurs musiciens. « Waterfall » suit avec un titre emphatique, majestueux, une douceur qui change radicalement avec le son IO EARTH plutôt mélodique; la voix de Rosanna est sublime et part sur les terres magnifiques de MOSTLY AUTUMN; le titre donne une idée grandiloquente de ce que le mouvement prog d’origine peut amener; une montée légère, un piano donnant le ton; la fin monte enfin avec un solo joué de main de maître par Dave, titre excellent où l’air se répète du piano à l’orchestre complet. « Breathe » avec une entrée remarquable à la trompette pour un air un peu spaghetti, avant une mise en route tout ambiante avec piano et violon pour un morceau qui pourrait se prétendre spleen, je dirai plutôt introspectif; ici les voix éthérées en français semblent vous enfoncer dans un envoûtement musical, un peu d’ENIGMA à ce moment, avant l’éclatement final et des percussions assourdissantes. « Resonance I » arrive alors avec un premier interlude musical, un titre planant, aérien, un peu sur les sonorités d’Eric SERRA jusqu’à l’apparition vocale tout en murmure et délicatesse; ça change diablement des albums précédents, un peu kitch quand même aussi.

« Circles » attaque la seconde partie de l’album avec la continuité d’atmosphère au niveau des titres; air spleen, voix limite soprano féminine, voix masculine parlée et une introspection avec bruitages par instants à la THE GATHERING au niveau guitare; planant et délicat, tournoyant et relaxant. « Shadows » poursuit la trame avec un titre intro au piano rapidement secondé par le violon, morceau explorant des sons limite religieux, de la progression minimaliste avec une mélodie profonde à en pleurer, intimité, spleen, recueillement. L’instrumentation devient solennelle ici et la répétition des notes suit un lent crescendo apaisant malgré la montée sonore. « Resonance II » arrive comme le second intermède et reprise de la même trame musicale, donnant l’impression de nous noyer dans ce dédale de notes; un son mantra envoûtant puis en finale « The Rain » pour le titre fleuve de 18 minutes! Après une petite intro le son part sur du ALAN PARSONS quelque part, en version pop, puis la voix de Rosanna donne un petit air oriental, un peu de voix d’ « Ederlezi » et on part, un peu plus loin; c’est la batterie minimale métronomique qui amène la flûte enchanteresse; puis la guitare gilmourienne arrive jusqu’au changement d’atmosphère encore plus planant, envoûtant à mi-parcours; la 2e partie est plus disparate avec succession de séquences musicales, voix et association des deux jusqu’à une fin arrosée, vous comprendrez.

IO EARTH a finalement sorti son 5e album malgré la crise du covid-19; ils ont été novateurs d’une nouvelle façon d’enregistrer! Ils ont voulu un album serein, ambiant, ils l’ont; les voix sont clairsemées entre celles masculines et celle féminine pas assez présente selon moi car la belle Rosanna a affiné admirablement ses cordes vocales, la longueur des morceaux est ici un plus pour le déroulement de l’atmosphère spécifique. Du slow prog comme décrit par les deux principaux acolytes Dave et Adam, de la musique bien plus introspective et intimiste qui change du son d’origine des IO EARTH, un délice musical surprenant.

    1. Aura (7:52)
    2. Waterfall (11:24)
    3. Breathe (8:36)
    4. Resonance I (3:04)
    5. Circles (6:14)
    6. Shadows (6 :18)
    7. Resonance II (2 :23)
    8. The Rain (18 :01)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Dave Cureton: Guitars, Vocals
- Adam Gough: Keyboards, Vocals
- Luke Shingler: Soprano Sax, Flute
- Jez King: Violin
- Christian Nokes: Bass Guitar
- Tim Wilson: Drums, Percussion
- Rosanna Lefevre: Vocals

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