CHRONIQUE / REVIEW

IIVII

Grinding Teeth & Zero Sleep

Releases information

Release date:

March 20, 2020

Format:

CD, Dig, Vinyl

Label:

From:

Consouling Sounds

Alain Massard - April 2020

Alain Massard - April 2020

8,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

IIVII est le projet expérimental du compositeur électro-acoustique Josh GRAHAM connu pour avoir joué avant tout dans NEUROSIS, groupe de doom stoner bien ancré. Cet album est un condensé de thèmes de films, de classique, d’ambiant, d’avant-garde et d’atmosphères éthérées et énigmatiques. Les repères musicaux sont énoncés au fil du rendu des titres. L’album a été masterisé par James PLOTKIN, le maître de l’électro-grind. Il s’est entouré de pointures musicales comme Sarah PENDLETON de SUBROSA, de Kim THAYIL de SOUNDGARDEN, de Shane OCELL de SORXE ou de Ben WEINMAN de DILLINGER ESCAPE PLAN. La pochette de l’album pour « Grinding Teeth » utilise de la «crystal meth» arrangée en sceau de Lucifer. Cette imagerie contraste avec la croix de « Zero Sleep » tout en faisant référence à l'obscurité surréaliste de cette histoire; histoire d’amour avec fin inéluctable en écoutant du QUIET RIOT.

« Crystalline Beasts » débute le 1er CD en mettant l’ambiance, air froid, cold, désincarné, son pesant, minimaliste, atmosphère de fin du monde, ça me rappelle un peu de loin LUSTMORD mais en plus frais ici; opposition entre une basse répétitive et un synthé animal, ambiance ultime avec son petit break encore plus sombre à mi-parcours. « Disappearing Self » enfonce le clou par une noirceur musicale sur un air sombre, gothique, fin du monde encore comme sur certains titres de BOF chantés par LISA GERRARD, je pense à « The Host Of Seraphim » non pas pour la similitude musicale mais pour la détresse musicale insufflée dans le titre. « Bell Ringer » part sur un climat plus intimiste, dans la lignée des titres oniriques de « Birdy » de Peter GABRIEL; c’est toujours très noir. « Sing Your Death Song » avec la vidéo qui va avec, montre de façon implacable notre probable destinée à court terme au vu de la bêtise et/ou folie humaine; ce monde qui nous renvoie à la pandémie du covid-19 qui sévit actuellement, sinistre présage? Un titre en deux temps avec une fin répétitive plus rythmée, moins traumatisante là.

« Coda. Ascending Ardor » repart sur une atmosphère sourde, un titre à nouveau intimiste et amenant à la réflexion. « Wrapped In Linen » me rappelle les sonorités de Max RICHTER comme sur la bof de « Valse Avec Bachir », un titre de prémonition sur une possible fin des temps qui fait grincer des dents; ça y est, je viens de comprendre le titre du 1er CD. « Afterglow » et le 2e grand titre plus élaboré avec la narration de plusieurs espaces musicaux toujours orchestraux; l’histoire d’amour et de mort, alimentée par cette drogue de synthèse du XXIe siècle qui détruit une partie de l’humanité à petit feu, faisant corrélation avec les ambiances cinématographiques sinistres et oppressantes, avec des sons laids de toute beauté, des vibrations ambiantes sombres et désorientées. Le premier oxymore sur la vie-la mort, le bien-le mal et la vérité-la fiction vient de s’achever.

« Zero Sleep » parle de la partition adaptée du court-métrage de science-fiction de Thomas D. Rotenberg, « Don't Forget to Remember »; La pochette utilise ici des capsules noires disposées pour former une croix entourée. Les pilules symbolisent un chemin vers la santé mentale et le salut, blotties autour de leur symbole d'espoir, signe d’une musique plus accessible émotionnellement. « All OF Us Refugee » attaque donc le 2e CD par un titre moins terne, moins sinistre; on y ressent comme une pointe d’espoir, on y voit comme la fin d’un long chemin dans les ténèbres avec une éclaircie, un thème musical et un synthé presque aérien, presque gai. « Mirrorlike » me replonge dans le monde lugubre de LUSTMORD avec une trame oppressante mais ici aussi teintée de notes moins noires. « This Chrysalis » enfonce le clou avec un titre ambigu, sombre et rempli d’une note d’espoir rien qu’avec les choeurs célestes; les 7 minutes passent en un rien de temps.

« Sun And Solace » continue sur une sonorité cold wave à la DEAD CAN DANCE ou à la Peter GABRIEL sur « Passion », permettant de réfléchir sur notre destinée que l’on peut ou non prendre en main. Cette ambiance, cette atmosphère noire peut nous aider à percevoir un brin d’espoir dans ces méandres de notes, sons provenant exclusivement d’un trio à cordes en plus de l’instrumentation électronique; le climat navigue de fait entre désespoir et espoir, entre noirceur abyssale et rayon de soleil derrière un nuage d’orage. « White Light » donne une sonorité plus éclairée, ça tombe bien vu le titre, on sent l’espoir vibrer. « Beginning » arrive comme une réelle note d’espoir, enfin pourrait-on dire; la trame musicale se veut plus dans la progression avec un crescendo emmené par le cello de Loukia, l‘air est moins pesant, plus sur le spleen et donne courage. « Sleeping Dreaming » un titre qui rappelle la trame de l’histoire, dormir avec pilule obligatoire et rêve d’échappement avec surdosage, peut-être par contre sans retour; son méditatif oppressant à nouveau.

« Coalescing Bodies » avec une basse rythmique démentielle continue à faire vibrer d’espoir par les choeurs mis en avant, comme guidant vers la porte d’un renouveau; à ce moment cela me rappelle de loin, de très loin mais je le dis quand même des premiers accords de « Requiem For A Dream » de Clint MANSELL, bref un moment d’évolution vers une destinée, deux mots remplis de positivisme. « Bliss » et déjà le dernier titre, on ne voit pas le temps passer, un son qui me rappelle un peu le « Zeit » de TANGERINE DREAM ou le « Irrlicht » de KLAUS SCHULZE, un son archaïque avec l’émergence de notes plus affinées, moins brutes, plus sculptées, moins sombres, plus éclairées; oui, vous avez compris qu’il vous faudra beaucoup de lumière, d’énergie et d’espoir pour arriver à la fin.

Album singulier qui s’écoute au fil du temps sans se rendre compte du temps qui passe, album intimiste, sombre appelant à la méditation, à la réflexion; album complexe de par l’ambiance générale prodiguée. Un IIVII au fait de son art avec un Josh GRAHAM habité pour une escapade dans les noirceurs de nos âmes, excellent si l’on est capable de cela en cette période actuelle de confinement; pour amateurs éclairés cela sera comme une bombe musicale, pour les autres lire ma chronique pour vous aider à vous imprégner avant de vous engloutir dans son monde onirique.

    GRINDING TEETH
    1. Crystalline Beasts (8:26)
    2. Disappearing Self (5:59)
    3. Bell Ringer (3:43)
    4. Sing Your Death Song (6:37)
    5. Coda. Ascending Ardor (3:22)
    6. Wrapped in Linen (2:42)
    7. Afterglow (Little Black and White Things) (11:15)
    Total :41’44’’

    ZERO SLEEP :
    1. All Of Us Refugees (4:50)
    2. Mirrorlike (3:23)
    3. This Chrysalis (7:27)
    4. Sun and Solace (5:05)
    5. White Light (4:38)
    6. Beginning (6:06)
    7. Sleeping Dreaming (5:10)
    8. Coalescing Bodies (6:45)
    9. Bliss (6:28)
    Total : 49’52’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Composed by Josh Graham with Special guests:(GRINDING TEETH)
Kim Thayil: Guitar on Disappearing Self
Sarah Pendleton : Violin on Crystalline Beasts and Afterglow
Jo Quail : Cello on Disappearing Self, Sing Your Death Song and Ascending Ardor
Dana Schechter : Lap steel guitar on Sing Your Death Song
Gregory Simons : Drums on Crystalline Beasts; Percussion on Bell Ringer and Afterglow; Keys on Afterglow
Billy Graves : Drums on Sing Your Death Song
Shane Ocell : Drums on Afterglow
Benjamin Weinman : Guitar on Afterglow

Composed by Josh Graham with special guests:(ZERO SLEEP)
Mathilde Smessaert: Vocals
Dalina Ugarte: Violon
Loukia Loulaki: Cello
Rubén Sánchez: Contrabass
Strings Orchestrated by Hannes Vanlancker

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