CHRONIQUE / REVIEW

Esthesis

The Awakening

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

November 14, 2020

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Independent

France

Alain Massard - November 2020

8,9

Facebook_logo-7.png

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

ESTHESIS est un groupe français de rock progressif né en 2013, dans la pure veine des dinosaures 70’s à savoir les PINK FLOYD, SUPERTRAMP et BARCLAY JAMES HARVEST, AIRBAG ou PORCUPINE TREE plus récemment, Gilmour, Glass et les ambiances de DEAD CAN DANCE (musique de film et ambient, pop, métal). Il aurait la faculté de percevoir des sensations comme dans les morceaux génésisiens d’où son nom! Son mentor Aurélien GOUDE travaille plus l’émotion latente et spleenante que la recherche de notes et de rythmes rapides. Il dit avoir adoré KING CRIMSON et Kate Bush dans sa jeunesse ce qui l’a amené à verser dans le rock progressif.

« Downstream » part sur un son mille fois entendu et usité, une base floydienne de l’époque 75-77, et des dérives progressives certaines; à mi-parcours, ça part dans une rythmique plus nerveuse, limite hard avant un retour plus intimiste avec piano et guitare cristallins, la voix passant de Gilmour à celle de Wilson; l’instrumental fait sa place en gardant un côté majestueux et fait oublier le temps; un peu de notes de VANGELIS, un air répétitif avec des nappes de clavier en arrière fond , une guitare qui sort le sempiternel solo, l’ambiance est là. « No Soul to Sell » part sur une réincarnation du PORCUPINE TREE et pour la voix et pour l’air syncopé; c’est au niveau des synthés que l’on voit la différence avec une sonorité ici à la COMA ROSSI chroniqué l’an dernier et véritable petit bijou; la guitare est assez hargneuse pour me rappeler aussi KLONE amenant une trame musicale et l’étirant intelligemment avec piano et guitare plaintives, sensorielles, méditatives; un break rappelle même « The End » de THE DOORS, méditation concentrée, onirisme jusqu’au retour nerveux, métal, explosif de fin.

« High Tide » et cette intro que j’adore, réverbération de note qui me fait dresser les poils et que j’imagine entendre en live, un titre symphonique mêlant climat calme et montée de notes en crescendo, où le piano reste la valeur étalon; un solo à la Gilmour fusionnant avec une mélodie de SUPERTRAMP, voilà ce que vous risquez d’entendre, un moment...de grande émotion; sûrement mon titre préféré ce qui vous permettra de percevoir mes goûts. « Chameleon » arrive pour le titre le plus pop, le plus accessible, le plus binaire; un titre qui donne dans la guitare gitane lors du break de clavier, ce qui démontre aussi qu’Aurélien est avant tout un claviériste hors pair. Le final part sur un mix guitare-synthé pouvant rappeler l’époque de « Animals ».

« The Awakening » et l’orage gronde, une sonorité de hang pour faire chauffer la pièce, un air suave, pas hypnotique mais tout comme un mantra, juste avant l’explosion mesurée et contenue; puis voix célestes et guitare glaciale, monotone pour suivre ce climat instauré, un instrumental intimiste qui fait son travail. « Still Far to Go » pour le dernier titre qui me replonge sur la dynamique chère à Wilson à insuffler un climat latent, méditatif et beau. Bon, à nouveau, la part belle au clavier qui se rapproche de ceux de Banks de GENESIS ou d’ELP voire de MANFRED MANN, je vous avais prévenu, on est bien dans le grand revival 70’s ici.

Un album amenant un univers intimiste, onirique où la mélodie est reine, avec une note de mélancolie juste ce qu’il faut, du prog-rock, de l’art-rock comme on peut dire pour éviter d‘assimiler ce son magique à un genre trop complexe, trop intellectuel, trop riche pour passer en radio. Si vous tombez accro, vous aurez droit à un bonus alternatif début d’année prochaine. Une chose est sure, il est encore possible de ressentir de l’émotion de nos jours avec des albums de cette trempe, Aurélien y est pour quelque chose.

    01. Downstream (16:32)
    02. No Soul to Sell (8:34)
    03. High Tide (10:35)
    04. Chameleon (8:06)
    05. The Awakening (6:27)
    06. Still Far to Go (9:29)
    Total : 59’43’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Aurélien GOUDE: Vocals, keyboards, lap steel guitar, bass guitar
Baptiste DESMARES: Lead guitar
Marc ANGUILL: Bass guitar
Florian RODRIGUES: Drums

Additional backing vocals on Still Far To Go by Mathilde Collet