CHRONIQUE / REVIEW

En-Stigma

Reforming the Universe

Releases information

Release date:

May 16, 2020

Format:

Digital

Label:

From:

Independent

Grèce - Greece

Mario Champagne - October 2020

6,9

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Le rock progressif comprend une quantité incroyable de genres et sous genres obscurs, suffisamment pour rebuter tous les non-initiés, et souvent même, avouons-le, les initiés s'y perdent eux-mêmes. On ne lui dira pas merci, vu que c'était déjà compliqué, mais Vonifatios, un bassiste grec, ajoute sa brique à cette tour de Babel, en y allant d'un nouveau genre, soit le métal progressif galactique, résultant d'un projet de longue haleine datant de 2014, EN-STIGMA, qui en devient le vaisseau phare, mais l’album associé à ce projet ne fut enregistré qu'en 2018 en raison de difficultés financières. Mais avant toute chose, je dois vous dire que cet album m'a causé bien des soucis à cause de sa dualité, mais une dualité salvatrice car ma chronique initiale était partie, disons-le franchement, en sucette. Il y a une version chantée et criée, et sur la version Deluxe, vous aurez droit à la version instrumentale qui vaut vraiment le détour.

Comment pourrait-on définir ce nouveau genre. Au départ, vous noterez que titres et paroles font référence à un univers de science-fiction. Le support musical va dans le même sens avec un genre de « space » rock bourrin violent avec une grandiloquence symphonique parsemée de « growl », mais avec dans certains interstices des passages plus folkloriques grâce au oud et d'autres instruments traditionnels, qui permettent de rappeler les racines locales malgré des visées intergalactiques. L'introduction, à sa saveur locale, parmi les meilleurs moments de cet album, avec ses 57 secondes, est justement appréciable pour son côté naturel et sincère. Mais pour la suite, l'intensité du chaos est à son comble, et il faut être fan de « growl » à faire peur aux enfants, de percussions marteau piqueur et de riffs électriques déferlants comme une tempête violente dans une soirée de « pogo dancing ». Violence extrême, cris de révoltes, ce n'est pas pour les cœurs tendres ni les esprits planants. En écoutant, « The Transcendal Force of The Universe » avec son « space » métal où le « growl » est vraiment trop présent, camouflant ce que l'on sent derrière en toile de fond comme une musique qui tiens la route, on se dit qu'heureusement qu'il y a la version instrumentale. Trop de « growl » tuerait-il le « growl » ? Je dois avouer que mon « growlandais » n'est pas au point, mais les amateurs de langues étrangères se régaleront avec « Decision », où un tribunal galactique doit décider du destin de la Terre lors de délibérations en présences de bestioles extraterrestres dans des langues qui vous laisseront certainement un peu perplexe ! Mais on s'y croirait ! Exotisme exacerbé en prime avec un « fourrezitou » du moyen orient au oud grec dans un rythme tribal folklorique. Dans « Operation Infinity », sous un assemblage de sections sonores convenues pour le genre, s'y glisse également et subtilement des passages de oud qui contraste bien avec la lourdeur de la chevauchée sauvage.

Mais il y a du bon aussi. La belle voix féminine de Glory dans « Aging Star » mérite votre attention, dans un titre à l'aspect oriental séduisant, hypnotique mais quelqu'un a eu la mauvaise idée de refaire la route au marteau piqueur au même moment. Dommage ! Sur EN-STIGMA, le chant est également très bien rappelant le style de THE TEA PARTY, mais la succession de « growlerie » désenchante. « Dreamless Galaxy » impressionne avec son excellente intro suivie de growl et de chant féminin, et masculin, mais la somme chaotique des voix dérange plus qu'elle ne ravit. « Infernal Shadows », un titre bonus, quoiqu'un peu conventionnel mais très accessible, demeure une bonne pièce de métal lourde avec son aura imprégnée de mystère.

Mais la surprise de cet album consiste en la version instrumentale des titres de « Reforming the Universe », que l’on retrouve dans la version Deluxe, où la musique, épurée des voix et du « growl », prend une autre tournure, une majesté puissante et imposante, où l'esprit de science-fiction se fait sentir encore plus, dans ce « space » rock métallique très sombre. A vrai dire, j'ai eu l'impression d'écouter un autre album totalement différent. Cette version musicale se montre très salvatrice car le mixage des voix avec la musique dans la version chantée relègue en arrière-plan la musique, ne permettant pas d'apprécier toutes les subtilités de celle-ci. On retiendra aussi quelques excellents moments sur cet album, là où les cordes s'expriment dans des ambiances tranquilles et sereines, si peu nombreuse soient-elles.

Un album recommandé pour ceux qui aime le « Death Metal » pour la version chantée, et ceux qui aime le métal progressif en version musicale, cette dernière section constituant ce que j'ai le plus apprécié avec sa puissance dévastatrice et ses rythmes entraînants. Bonne écoute !

    1. Ascending to Eternity (0:57)
    2. Chaotic Intensity (4:44)
    3. En-Stigma (3:25)
    4. The Tanscendal Force of the Universe (4:44)
    5. Aging Star (4:39)
    6. Decision (2:33)
    7. Operation Infinity (4:13)
    8. Dreamless Galaxy (5:20)
    9. Infernal Shadows (Bonus Track) (4:23)
    10. Chaotic Intensity (Instrumental) (4:44)
    11. En-Stigma (Instrumental) (3:24)
    12. The Transcendal Force of the Universe (Instrumental) (4:41)
    13. Aging Star (Instrumental) (4:39)
    14. Operation Infinity (Instrumental)(4:13)
    15. Dreamless Galaxy (Instrumental) (5:10)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Vonifatios - All Narrations, Rythm Guitars, Bass, Tzouras, and Lute
George TZAHRISTAS - Growls, Lead Guitars, Keyboards, Drum Programming
Infernal LORD - Growls, Keyboards
Alex SERETIS - Vocals
Glory - Vocals
Anastasios NIKOLAOU - Vocals
Elena TRAGOUDARA - Vocals
Constantine TSAPOS - Guitar
Anastasios SEREMETIS - Oud

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