CHRONIQUE / REVIEW

Corpo

III

Releases information

Release date:

June 5, 2020

Format:

CD

Label:

From:

Lizard Records

Italie / Italy

Mario Champagne - August 2020

9,6

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Attention ! Si vous êtes amateur de ce qui sort des sentiers battus, ce disque sublime contient une musique indescriptible et hors du commun pour célébrer la résurrection d’un groupe italien né en 1969. Provenant de la ville de Lecce, les frères Francesco et Biagio CALIGNANO se sont remis au boulot, à la suite du succès de la réédition en 2016 de leurs deux premiers albums intitulés « Corpo I » et « Corpo II » dans un coffret, remettant sous la lumière du jour ces artistes talentueux. « Corpo III » contient huit pépites qui imbriquent intelligemment plusieurs genres musicaux différents, avec une grande facilité mais sans y sombrer, y mêlant musique symphonique, classique, chant d’opéra, musique électronique style « Krautrock » et plusieurs éléments de jazz.

La plupart des titres sont des instrumentaux, sauf sur deux titres, le deuxième et le dernier, où Ivana CAMMAROTA nous propose des prestations lyriques impressionnantes, rappelant le travail de Madame Donella DEL MONACO de la formation OPUS AVANTRA. Performances exceptionnelles apportant une dimension symphonique noble à ces titres. Un album aussi caractérisé par des titres à rallonges, longs comme des romans, où l’on peut ressentir le fruit d’un humour très fin. Musicalement, on se délecte d’un hétéroclisme générateur de sensations jubilatoires. Nul ne peut rester insensible aux cuivres lumineux de la « Rue Bourbon à New Orleans », qui nous trimballe entre différentes variations de tempo, allant d’un jazz très classe aux boucles vibrantes hypnotiques qui se déploient comme un mur du son. Un franc succès. D’ailleurs, ces cuivres sont un des facteur clefs de la réussite de cet album, apportant majesté, finesse et prestance à la plupart des titres, associés aux rythmes polyrythmiques de claviers et de percussions qui cherchent toujours à se démarquer de la facilité, au sein de constantes variations rythmiques et stylistiques, au point que chaque chanson vous fait passer par de multiples expériences sonores. « Lincoronazione di.. » et « Lecce » en sont les parfaits exemples. « Lecce », entre autres, avec son association de clavecin et xylophone qui sombre dans un jazz expérimental psychédélique m’a bien plu.

La part belle est faite également à la musique électronique, dont sur « Quando i greci…» et « Francesco CALIGNANO suona… » où CORPO fait preuve d’humour et d’audace, superposant des paysages atmosphériques ou rythmiques au-dessus de mélodies ou, en incorporant des sections sonores dignes de dessins animés, nous livrant ainsi des envolées qui ressemblent à ce que faisait ORCHESTRAL MANOEUVRES IN THE DARK, dans les années 80, quoique la guitare de Francesco CALIGNANO se montre plus rugissante et agressive pour notre plus grand plaisir. Dans la même veine déjantée, « Il tiempo e solo illusione » qui raconte en moins de trois minutes une multitude d’histoires et qui relève de la prouesse par tant de collages, dans un court titre qui pourrait résumer l’essence de cette équipe si vous n’avez que trois minutes à accorder à cette œuvre, mais cela serait dommage de se priver ainsi d’une aussi agréable claque auditive.

A l’instar du chien sur la pochette qui semble se demander s’il doit fumer un gros pétard, vous n’aurez pas besoin d’hallucinogènes pour apprécier ces compositions qui pourront très certainement défier l’épreuve du temps car celles-ci sont géniales. Le fruit de cet album est tellement hors du commun, je m’en suis régalé. Il y a cette folie douce qui flotte tout au long de ces pièces, une légèreté déclenchant une sensation de bonne humeur, comme un baume pour l’âme avec tant de positivisme, et du coup, bon pour le corps. Et si cela était une version acoustique de ce gros pétard ? A fumer sans modération ! Bonne découverte !

Titres préférés : « Musiche per la sepoltura di gigia fedelissima cagnolina spartana » et « Osvaldino … » et son chat, avec une Castafiore qui ne veut pas de mal à vos tympans. Vous pourrez la remercier !

    1. Rue Bourbon à New Orleans (4:18)
    2. Musiche per la sepoltura di gigia fedelissima cagnolina spartana (7:06)
    3. Lincoronazione di Maria Carolina a caserta per mano dei filosofi parmenidei (parte prima) (4:37)
    4. Lecce (2:35)
    5. Quando i greci dellitalia del sud inventarono il mondo (4:53)
    6. Francesco Calignano suona per Girolambo Malcarne (3:40)
    7. Il tempo e solo illusione (2:56)
    8. Osvaldino e il gatto con gli stivali del mosaico di Otranto (3:40)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Francesco CALIGNANO – Guitar and Effects
Biagio CALIGNANO - Acoustic and Digital Piano, Keyboards and Synthesizers, Synth Bass and Drums
Giuseppe AMOROSO -Trombone and Bass Tuba
Fabio CICERELLO – Tenor and Soprano Saxophone
Antonio GRASSI - Trumpet
Ivana CAMMAROTA - Voice
Andrea DE JACO - Bass
Mario CALIGNANO - Bass

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