CHRONIQUE / REVIEW

Casey Mcpherson Alpharev

Open

Releases information

Release date:

June 8, 2020

Format:

Digital

Label:

From:

Independent

USA

Patrick Cossette - September 2020

7,9

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Mon nom est Patrick Cossette, chroniqueur professionnel, doté d’une grande humilité. Quoi, vous trouvez que si j’étais réellement humble, je n’oserais pas me proclamer « professionnel »? Oh vous avez bien raison, je ne suis pas professionnel, je ne suis qu’un chroniqueur amateur; je n’ai pas de diplôme en musique. Mais si je vous disais qu’avant d’écouter cet album de ALPHA REV pour le chroniquer, j’avais entendu exactement ZÉRO chanson de ce projet de Casey MCPHERSON, qui avait pourtant déjà quatre autres albums studios à son actif? Ça prend de l’humilité pour écrire ça; donc je suis humble. Mais oui, finalement, je suis également professionnel je crois… dans mon approche, car j’ai décidé de sérieusement écouter ces quatre autres albums, en boucle pendant plusieurs semaines, afin de bien pouvoir vous dire comment se compare le petit dernier avec ceux-ci. Un mois d’août où ma maison a vu se dérouler le marathon ALPHA REV. Pour vous chers lecteurs (et pour mes oreilles aussi, qui ont savouré chaque instant de cette longue course; j’ai adoré ce répertoire).

Alors le verdict ? Si vous ne connaissez Casey que de par sa présence au sein du groupe prog FLYING COLORS (groupe dont je suis d’ailleurs un grand amateur - et cette fois c’est bien le mot « amateur » et non le mot « professionnel » qui peut s’appliquer dans ce contexte), sachez qu’ALPHA REV possède un style à des années lumières des FLYING COLORS. Par ailleurs, si vous connaissez et adorez ALPHA REV depuis ses débuts, ce nouvel album risque peut-être de vous surprendre un peu… En effet : leurs deux premiers opus offraient un son alternatif (MUSE, THE KILLERS, SWITCHFOOT). Leur troisième, "Bloom" (mon préféré, un album parfait), brillait par sa production époustouflante, par un son parfois à la THE KILLERS, par des mélodies à couper le souffle. Leur quatrième, « Cas.e Sessions - Volume 1 », introduisait un son électro, qui déroutait par moments, mais qui était dans l’ensemble très bien, avec des moments faisant penser à COLDPLAY. Les fils conducteurs sur tous ces albums? Des mélodies à haute originalité, ainsi que la voix de Casey; une des plus belles voix du monde prog et rock.

Sur ce dernier-né qui fait l’objet de ma chronique aujourd’hui, « Open », les mélodies sont un peu moins recherchées (quoique certaines sont encore très jolies), et sa voix est souvent un peu étouffée derrière un léger surplus d’effets. Mais ce qu’on remarque surtout sur cette nouvelle galette (ah non, je ne peux pas utiliser ce mot, car il n’est disponible qu’en version numérique; désolé) c’est que Casey pousse encore plus loin l’audace d’utiliser les sonorités électro introduites lors de l’album précédent. On aime ou on n’aime pas. Je me situe entre les deux. Une chose est certaine, ce n’est pas un album prog au sens le plus pur du terme. C’est pop électro dans l'ensemble, en fait extrêmement électro, mais avec quand même quelques pièces plus prog. Autre fait à noter : Casey considère cet album comme étant une collection de chansons plutôt qu’un ensemble cohérent. De sa bouche même: “Some songs are rough mixes, while others are large productions.” Mais j’ai tout de même trouvé qu’à part la dernière pièce, qui est définitivement une démo, les autres pièces étaient bien montées et bien produites.

Voici en détail mon appréciation des onze pièces. « Born of The Stars » commence avec un doux piano, et la sublime voix de Casey comme toujours. Puis les autres instruments traditionnels embarquent, avec une basse qui captive et du violon. On a affaire à une très belle chanson, typique des récents ALPHA REV, et pas de trace d’électro ici. Lorsque débuta la pièce suivante, « Autopilot », je me suis demandé si mes enfants n’avaient pas arrêté mon album pour mettre leur musique. Cette pièce pourrait se tailler une place sur une station top 40. La mélodie est peu inspirée.; mais la fin de la chanson nous offre tout de même une envolée vocale intéressante. La pièce titre « Open » débute encore une fois avec un style radiophonique. La voix de Casey est modifiée. Mais il nous offre une belle mélodie cette fois, et le refrain et le pont sont très agréables. Somme toute, je me suis surpris à vraiment aimer cette pièce après l'avoir entendue plusieurs fois. On enchaîne avec “Enjoy Benches”, une pièce très électro. Dommage que sa voix soit encore ici tant transformée; elle est tellement belle lorsque pure. "Connect To Me" est une autre chanson très électro, mais avec un "groove" intéressant. Le fan de prog en vous sera assurément déstabilisé. "Keep Reaching", malgré son style électro, est très réussie musicalement et mélodiquement. Seul bémol, la voix est encore étouffée derrière trop d'effets.

"My Chance" est une des meilleures pièces de l’album, avec une sorte d’hymne comme refrain. "Pulling The Line" est la plus prog de l’album. Un prog atmosphérique. Elle fait penser à Steven Wilson, plus spécifiquement sa chanson « Happy Returns », par son ambiance globale ainsi que par le riff de guitare et l'ambiance à la fin de la chanson lorsqu'il chante "I've got nothing…". De l’émotion à l’état pur qui donne des frissons, tout comme « Happy Returns » qui m’a toujours fait frissonner; une pièce très réussie. "People To Pieces" est une autre pièce prog. Une excellente longue pièce qui figurerait très bien sur un album des FLYING COLORS. Une belle démonstration vocale, un rythme changeant, et tous les instruments traditionnels rock réunis pour notre grand plaisir. À un moment, dans la section où ça brasse le plus, sa voix est pleine d'agressivité, c'est excellent. La dernière partie de cette longue pièce est tout en douceur, avec la basse en vedette pour terminer ce magnifique morceau. "What If" débute par un intéressant riff de guitare, mêlé à une simple mais sympathique succession de notes au clavier, puis la guitare acoustique remplace l'électrique pour le refrain tout en conservant le même rythme entraînant; très agréable. L'album se termine avec "Paper Dress", une chanson qui est définitivement un « rough mix » La guitare acoustique et la belle voix de Casey sur cette pièce constituent une bonne base qui méritera certes un développement et une orchestration pour un prochain album, espérons-le.

En conclusion : le talent de compositeur de Casey MCPHERSON est indéniable, et le type a le sens de la mélodie ainsi qu’une voix à faire rêver. Maintenant que vous savez que le style électro de ce nouvel album risque de vous étonner, je vous suggère d’en faire l’écoute en ayant une ouverture d’esprit qui pourrait vous surprendre…

    1. Born of The Stars (5:58)
    2. Autopilot (4:05)
    3. Open (4:13)
    4. Enjoy Benches (4:59)
    5. Connect To Me (4:39)
    6. Keep Reaching (4:15)
    7. My Chance (4:43)
    8. Pulling The Line (4:27)
    9. People To Pieces (8:25)
    10. What If (3:51)
    11. Paper Dress (3:38)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Casey McPherson and his band – All instruments

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