CHRONIQUE / REVIEW

Café Chaos

Shifting Sands

Releases information

Release date:

January 17, 2020

Format:

Digital, CD

Label:

From:

Copro Casket Records

Royaume-Uni / UK

Marek Deveaux - April 2020

8,5

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Avant de commencer une nouvelle chronique je me demande toujours si miracle il y aura...! Si les petits pains qui se multiplient à foison dans le domaine qui nous concerne disposeront de saveurs moelleuses et croustillantes pour nous donner l'envie d'acquérir le nouveau Saint Graal... réponse en conclusion. CAFE CHAOS est un nouveau groupe qui nous vient tout droit du Royaume-Uni de la ville Henley on Thames. Ce premier opus nous propose du Blues/Rock Prog/Fusion aux influences évidentes de groupes tels que PINK FLOYD, CAMEL, COLLOSEUM et GARY MOORE. L'album a été enregistré aux studios Henwood dans l'Oxfordshire au Royaume-Uni, le producteur de disques est PETE BROWN qui, par le passé, a aidé l'ingénieur DE PINK FLOYD. L'orgue " Hammond " vintage utilisé sur l'album était celui initialement utilisé par JON LORD de DEEP PURPLE en tournée. Le concept de l'album est une réflexion sur un monde changeant et instable, c'est pourquoi il est appelé "Shifting Sands"... comme quoi ! Vous l'aurez deviné, nous allons nous propulser dans l'âge d'or du Prog avec des titres rendant un réel hommage à la horde progressiste précitée. Ici la guitare électrique est reine et omniprésente, sensuelle, mélodique, incisive, et transcendante. L'orgue sert de fil conducteur à l'ensemble de l'oeuvre, nous rappelant incessamment une certaine nostalgie des années 60'-70'. Nonobstant une orchestration pourvue d'une sonorité classique et éprouvée depuis des décennies, les compositions restent malgré tout avant-gardistes et au goût du jour, et cela grâce aux arrangements élaborés et à un synthé administrant naturellement sa part de modernité, s'intégrant parfaitement dans cet univers académique. La production quant à elle est de bonne facture. Voici le relevé de mes perceptions :

On débutera avec "Berlin", le morceau le plus long et le plus ambitieux, le titre démarre sur des rails au sens propre, un synthé futuriste s'associe à un battement de coeur, une guitare aux arpèges "floydiens" et incessants se lovent dans cet espace planant et mélodique. "Seventh Heaven" se présente comme une rengaine un peu jazz/rock à la manière de JEFF BECK sous sédatif, avec ce sentiment d'écouter du "muzak" dans un ascenseur. Il s'agit selon moi du titre le plus faible, une étape intermédiaire qui sert de bouche-trou avant d'écouter la suite qui sera bien meilleure. "Sakura" est une courte et belle ballade un peu jazzy, achalandée d'une guitare flamboyante à la CARLOS SANTANA et un piano étincelant et omniprésent, c'est gai et joliment joué. "Oceanic" est une réinterprétation légère de "Shine On You Crazy Diamond" des PINK FLOYD pour la première partie et de l'architecture de COLOSSEUM pour la seconde, et où le batteur s'en donne à coeur joie avec un solo de batterie admirable. Ici tout n'est que variante et adaptation pour l'élaboration d'un patchwork de musique prog unique en son genre ! C'est écrit dessus, "She Left Me (with the blues)" c'est bien du blues, orgue Hammond en place, une voix de crooner aidé par ses comparses chantant à tue-tête, agrémenté par une guitare à la GARY MOORE, mais en plus efficace et surtout moins redondant ! "Maharaja" est un mélange de SANTANA et de BOOKER T. AND THE M.G.'S avec une guitare typique aux envolées Mexicaines et acerbes, imbriqué dans un rythme rétro des 60'. C'est bien fait, mais un peu court..."Lullaby For Stockholm" débute classiquement par piano à la manière de BEETHOVEN, au fond de la salle un synthé discret sert de couche instrumentale, le tout pimenté par une guitare interprétant une ode merveilleuse et mélodique ressemblant à un hymne sous le couvert d'une balade.

"Lonely Night" est une variante de "Money" des PINK FLOYD mais façon blues des 60', avec l'orgue Hammond en point de suspension. Les envolées restent ici raisonnables et moins tranchantes par rapport à l'original, mais demeurent intéressantes pour cette version retravaillée avec subtilité. "Summer's Here Again" est une petite mélodie entraînante et délicate comme un été qui revient. J'aime particulièrement le grain de voix de PETER TERRY dont le timbre chaud et rauque crève le micro par sa présence. Elle se situe à la croisée des chemins entre MORRISSEY, PAUL MANZI et DAVID BOWIE. Pour terminer ce voyage nous irons en bord de mer à proximité de "Marrakesh", plus précisément sur la plage, un piano et un zurna volent au-dessus des vagues, le vent nous amène une guitare éblouissante aux arpèges calmes et harmonieuses, pour ensuite s'emballer crescendo avec l'orchestration. Le calme revenu, un roulement de batterie annonce le retour en force du zurna (instrument à vent Anatolien) cadencé binairement à la façon Berbère par des tambours locaux (super passage), la suite est reprise en main impérialement par des guitares jouées dans la vergue de U2. Quel contraste saisissant, bien amené, et cinématiquement parfait, c'est aéré et aérien, ça respire le vrai comme la nature en plein soleil... ma préférée !

Depuis le début j'étais persuadé d'avoir à faire à un groupe de vétérans s'amusant comme des fous à réinterpréter à leur manière des morceaux d'antan de groupes célèbres. Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant que ses musiciens n'avaient aucun historique... Rien pour noircir un en-tête avec quelques éloges du temps passé à délivrer... En effet, dès les premières notes on remarquera que ce groupe néophyte possède à tous les niveaux un vrai sens professionnel, avec un pouvoir de composition remarquable mais accessible, de bonnes idées ici et là, mais aussi un gros potentiel vocal. Le Saint Graal n'est pas encore de retour, mais quelques morceaux s'en approchent. Laissez-vous transporter par ces belles phrases mélodiques, par cette guitare aux sonorités ahurissantes, et ces chansons qui ressemblent à un hymne ! Bonne écoute !

    1. Berlin (12:31)
    2. Seventh Heaven (4:10)
    3. Sakura (3:25)
    4. Oceanic (8:13)
    5. She Left Me (with the blues) (5:56)
    6. Maharaja (2:27)
    7. Lullaby For Stockholm (3:34)
    8. Lonely Night (5:32)
    9. Summer's Here Again (3:40)
    10. Marrakesh (6:33)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Peter Terry - Drums - Vocals (6,10)
Steve Blackall - Guitar - Vocals (9)
Nick Brown - Keys
Pete Krueger - Bass

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