CHRONIQUE / REVIEW

Built For The Future

Brave New World

Releases information

Release date:

August 08, 2020

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Independent

USA

Philippe André - October 2020

8,5

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Attention Péplum !!! Pour votre serviteur qui n'est pas grand fan des albums qui dépassent cinquante-cinq voire soixante minutes, eh bien pour une fois, je me suis fait violence avec ce second album des texans de BUILT FOR THE FUTURE qui approche les soixante-quinze minutes ! Cet album n'est ni plus ni moins que la suite de "Chasing Light" paru à l’été 2015 (cinq ans déjà) et qui raconte le voyage de la vie, la continuité si vous préférez. "Brave New World", bienvenue à notre voyageur dans un nouveau monde. Nous avons entre les oreilles un concept album sur le temps, le passé, la souffrance, l'espoir et le chemin qu'il reste à parcourir pour atteindre la félicité.

A noter que BUILT FOR THE FUTURE est un trio en studio mais devient un sextet sur scène. L'iconographie de l'opus est l'oeuvre de Michal KLIMPCZAK qui apporte son oeil futuriste et dystopique sur ce que pourrait être un nouveau monde...Nous ne pouvons passer sous silence que cet album est dédié à la mémoire de Neil PEART, l'un des plus grands batteurs de tous les temps si ce n'est le plus grand. Comme le dit Patric FARRELL : Merci Neil.

Dès l'introduction du morceau inaugural et éponyme, c'est un feu d'artifice de dérives claviéristiques en tous genres, ça pète de partout dans les enceintes, un PINK FLOYD énergique comme jamais mixé avec le ELOY de "Inside" ou de "Floating" et des éléments métalliques pour les guitares qui pourraient provenir par exemple de NINE INCH NAILS, donc du solide. Un titre peu chanté compte tenu de sa longueur, ce qui ne sera pas le cas des suivants, conclusion qui n'a rien d’hâtive, ça commence très fort (10/10). Avec "Breathe" nous sommes face à un titre plus court, plus calibré radio (le COLDPLAY des premières années n'est pas très loin), qui pourrait cartonner sur les ondes, porté par l'excellent travail vocal de Kenny BISSETT et quelques bidouillages électroniques bien dans l'air du temps, très agréable sans être novateur (9/10).

"The Sheltering Sky" qui suit, est un mid tempo légèrement popisant (cela n'a rien de péjoratif) qui emprunte lui aussi à PINK FLOYD augmenté d'une prestation de très haute volée de la guitare Rickenbacker de David PENA, quand nous disons qu'une six cordes tourbillonne, nous en avons ici le plus bel exemple (9/10).La pièce suivante "Zénith", celle qui est la vitrine de l'album pour les médias est celle qui j'aime le moins sur l'ensemble du disque, je ne la zappe pas à l'écoute néanmoins car bien alimentées en guitares variées, acoustiques 12 cordes, électriques et solistes (7/10). D'un tout autre calibre se présente à nous, "City of the Sun" et ses presque dix minutes, pierre angulaire de l'oeuvre de l'avis même de Patric FARRELL, la pièce qui a déclenché un surcroit d'inspiration pour boucler le projet dans son intégralité en seulement quelques semaines, écoutez bien la multiplicité des guitares, ça fait un peu fouillis mais ça décoiffe sévère, le modèle musical est à rechercher du côté du George HARRISON solo (pour les passages limites hindous) ou du dirigeable de PLANT, PAGE, JONES et BONHAM, rien de moins (9/10).

Le court "Azimuth"est lui aussi radiophonique à l'image de "Breathe", empli de choeurs démultipliés avec un beau motif de synthétiseur en toile de fond joué par Peter FITHIAN, claviériste live du groupe de SAN ANTONIO (8/10). Il nous reste les deux plus longs titres, "Distant Land" tout d'abord et son quart d'heure, inondé de claviers spatiaux sur fond de guitares acérées, nous sommes là franchement dans un tunnel psyché spatio temporel du plus bel effet (les quatre premières minutes sont à cet égard un vrai régal ainsi que le passage instrumental entre la septième et la dixième minute), avec un travail particulier sur les voix, c'est doux, c'est violent, c'est complexe aussi, imaginez simplement ce que pourrait donner la rencontre entre le ELOY des seventies et le YES de "90125" ou de "Big Generator" avec cette Rickenbacker qui porte l'ensemble, attention une plage pas facile d'écoute eu égard à son étendue, personnellement j'ai trouvé la partie entre la onzième et la treizième minute relativement indigeste pour rester poli mais elle fait partie d'un tout, alors......Une pièce à écouter de nombreuses fois avant d'éventuellement l'apprivoiser (7/10).

Le nouveau voyage de BFTF se conclut avec "Line of Sight" LA pièce plus particulièrement inspirée par et dédiée à Neil PEART, celle où Patric FARRELL y a mis tout son coeur afin de terminer ce "Brave New World" en beauté et la réussite est au rendez-vous, une pièce divinement chantée par Kenny BISSETT, les claviers et les guitares se partagent la vedette tout au long des douze minutes, une pièce entrainante qui plus est, avec encore ces choeurs multiples (qui peuvent énerver en cas de surconsommation je l'admets), et une fin synthétisée digne de l'école allemande des années soixante-dix, du bon et du beau boulot (9/10).

En résumé, si vous prenez le temps d'écouter ce long disque, la satisfaction globale sera au rendez-vous, vos esgourdes ne le regretteront pas, petit rappel quand même, la mémorisation des pièces n'est pas aisée...

    1. Brave New World (11:51)
    2. Breathe (5:34)
    3. The Sheltering Sky (7:55)
    4. Zenith (7:15)
    5. City of the Sun (9:54)
    6. Azimuth (4:08)
    7. Distant Land (15:18)
    8. Line of Sight (12:32)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Patric Farrell: Bass, guitars, keyboards, drums programming, vocals
Kenny Bissett: Lead vocals, guitars, keyboards
David Peña: Guitars, synths, atmospheres

Live musicians:
Pete Fithian: Keyboards
Joe Danz: Guitars
Lalo Herrera: Drums and percussion

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