CHRONIQUE / REVIEW

Bridgend

Rajas

Releases information

Release date:

September 5, 2020

Format:

Digital, Vinyl

Label:

From:

Independent

Italie / Italy

Mario Champagne - November 2020

8,7

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Avec l'écoute de cet album italien, je découvre ce projet de rock progressif qui fut fondé en 2015 par le guitariste Andrea ZACCHI. BRIDGEND en est donc à son deuxième album avec « Rajas », qui se trouve à être une œuvre instrumentale qui raconte les aventures de Rajas, le héros du précédent album de 2017 intitulé « Rebis », qui avait fait un voyage vers une île appelée « Rebis » que je n'ai malheureusement pas pu situer sur « Google Maps », ce qui me laisse croire qu'elle est possiblement un lieu imaginaire. Ce nouveau projet exprime donc par les notes seules les sentiments et l'humeur de ce héros méconnu, la nuit précédant son voyage vers cette île mystérieuse. Dans ce quatuor, on y retrouve Andrea ZACCHIA à la guitare, Leonardo RIVOLA aux claviers, Massimo BAMBI aux percussions et Matteo ESPOSITO à la basse. On y retrouve une musique s’inspirant, comme c'est devenu la norme, des atmosphères du « Prog » italien des années 70.

Au début avec « Adulta Nox », le piano doux et mélancolique nous réjouit, nous rappelant pour un moment, un certain Yan TIERSEN jusqu'à ce qu’un bon rythme s'invite nous rappelant plutôt un style dynamique et enjoué à la « Accordo dei Contrari ». La transition entre le doux piano et l'exubérance positive est bien amenée, avec un excellent travail de support de la basse, des percussions et des claviers en support de la guitare hyperactive. Ensuite, le claviériste se met en mode électronique pour générer des vagues grinçantes de vibrations du plus bel effet. Belle entrée en matière accrocheuses qui ne peut qu'aiguiser l'appétit auditif. Sur « Appena un respiro », changement de style, plus lourd et rentre dedans par moment, avec un beau développement mélodique sur fond de synthé vibrant, sonnant très ancienne mode et qui meuble parcimonieusement de ses élans le fond sonore. Les rythmes sont agréables et bon enfants, donnant place à une musique très accessible, subtilement jazzy, rappellent encore une fois « Accordo dei Contrari ». « La Quiete Generale », accrocheuse et mélodique avec un superbe travail de basse, s'élance avec des passages lancinants à la douceur Pop des années 70, mais séparés par des sections plus rythmiques, dans le genre math rock à la « The Bob Lazar Story ». On a droit à une guitare scintillante et joueuse, parfois planante, et toujours cette excellente basse. Vient le piano « jazzy », des changements de direction excitants et les claviers très « vintages » qui se transforment en terribles ouaouarons sifflant et crépitant pour notre plus grand bonheur. Il s’agit d’une excellente pièce qui nous fait passer par plusieurs chemins tout en maintenant notre intérêt et en se terminant sur un solo de guitare pour conclure le tout.

Sur « La fatica del singolo », le piano majestueux jouit encore de l'honneur de montrer la voie, et j'aurais bien aimé que cela ne s'arrête pas, mais il a fallu laisser la place à une volée de maringouins cosmiques bourdonnant dans tous les sens, laissant place à une montée en puissance pouvant faire penser à du « Porcupine Tree ». Ralentissement, silence, une partie intimiste au xylophone, une section délicate et lounge de toute beauté, sans exhibition technique, toute en douceur, une basse fusion accompagnant les cymbales finissent globalement par nous charmer livrant également quelques passages typiquement « vers d'oreilles ». Un calme placide, une ambiance décontractée qui verse dans l'éclectisme d'un claviériste qui amène son lot de sonorité recherchée, visqueuses et ballotées, et on reprend une autre direction bon enfant. Les gars s'amusent carrément avec tous leurs claviers rétros en faisant une fois de plus un excellent titre. Vient ensuite « Nocturnale » avec un son plus excité, saccadé et des synthés lumineux style années 80, laissant place à une appréciable séance de piano classique, la classe à vrai dire, car j’aurais pu écouter BRIDGEND dans ce registre pendant des heures, mais les synthés des années 80 reviennent en force, laissant place à des rythmes proches du vieux Pop, avec des accords jazz, dans une ambiance agréable et sereine. Cela rappelle des œuvres récentes de ZUFFANTI, « Weserbergland », et de « La Dottrina Degli Opposti ». C'est joyeux, vivant et toujours assez imprévisible du point de vue des revirements de situation.

L'album se termine avec « La luce ci divide ». Vibrante et mystérieuse avec sa sourde pulsation qui rode en arrière-plan, on pourrait penser à Pink Floyd à ce moment-là, donnant lieu à un début original et surprenant, avec une belle rythmique sur les fûts qui dansent avec la basse. L'excellent guitariste ajoute à la virtuosité à un ensemble relarguant des ondes positives à profusion. Réjouissant dans le genre « Human Pyramids ».

Tout cela pour dire finalement, qu'on fait face ici à un excellent album aux compositions recherchées, qui donnent du bonheur, exécutées par des musiciens minutieux qui sortent des sentiers battus, pour nous embarquer dans leur histoire. La production est très bonne, les sons en arrière-plan sont toujours bien jaugés, donnant une musique dense et riche sur plusieurs niveaux. J'ai adoré. Titre préféré : « Nocturnale ». Bonne écoute !

    1. Adulta Nox (3:29)
    2. Appena un respiro (4:57)
    3. La quiete generale (9:32)
    4. La fatica del singolo (9:54)
    5. Nocturnale (7:36)
    6. La luce ci divide (4:16)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Andrea ZACCHIA- Guitars
Leonardo RIVOLA - Keyboards, Synthetisers
Massimo BAMBI - Drums
Matteo ESPOSITO - Bass

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