CHRONIQUE / REVIEW

Asgard

Ragnarøkkr

Releases information

Release date:

May 15, 2020

Format:

CD

Label:

From:

Pride & Joy Music

Italie / Italy

Alain Massard - June 2020

8,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

ASGARD est un groupe italien qui a des liens forts avec l’Allemagne et qui a connu du succès, ayant été mixé par un ingénieur qui connaissait un peu PINK FLOYD. Je les connais depuis leurs débuts en 1991, un genre flirtant avec le néo-prog à la MARILLION ou IQ. Sur leur 2e, j’ai même ressenti des influences d’ARAGON, ce qui m’avait encore plus accroché. Pour info, ils se revendiquent de QUEENSRYCHE, de DREAM THEATER, de GENESIS, de PINK FLOYD des débuts et de SAGA ou RUSH pour ce qui est des riffs incisifs, ce qui montre bien la diversité de leur musique dans le temps; du métal progressif sûrement en tout cas avec une touche de folklore. C‘est donc avec émoi que je m’attelle à cette chronique de leur 6e album, venant quelque 20 ans après « Drachenblut » et quelques départs internes retardant sa sortie. C’est ici Roland GRAPOW (HELLOWEEN, MASTERPLAN) qui produit l’album et qui donne un signe fort sur l’orientation musicale.

“Trance-Preparation” entame l’album avec courte intro symphonique, puis un déluge de sons sur une voix un peu folk-médiévale, un rythme bon enfant assez endiablé; ça démarre bien plus fort que sur ce que j’avais entendu. “Rituals” continue avec petite flûte du moyen-âge puis instruments typiques qui donnent dans le folklore d’antan; des choeurs, un rythme enchaîné et effréné pour sonner le glas des réminiscences Marillioniennes; pas mauvais, juste déroutant. “The Night of The Wild-Boar” continue sur le même tempo avec un phrasé un peu plus coupé, et une sonorité me rappelant là le son d’ARAGON période “Mouse”; c’est plus fruité, plus enjoué, plus frais à l’écoute et plus travaillé, à ne pas sous-estimer.

“Visions” démarre avec une intro énergique, une voix soutenant les percussions ou l’inverse; le solo de guitare en avant rapidement sur un air hard prog; les sonorités tirent là franchement sur du métal épique avec seulement quelques traces prog, en particulier l’utilisation d’un synthé; le titre se pose avec l’apparition d’une cornemuse ou d’une vielle à roue, donnant là l’atmosphère caractérisée du groupe sévissant à l’intérieur du château. “Kali-Yuga” prolonge sur un titre plus court l’impression d’antan; on a un peu de BLACKMORE’S NIGHT en version métal comme si le guitariste voulait reprendre du service au sein de DEEP PURPLE ou de RAINBOW en restant dans son château avec son chapeau à plumes. ASGARD ne fait pas dans la dentelle et revisite des airs troubadours en version électrifiée. “Shaman” ou le titre du milieu, le plus long, intro linéaire, prévisible sur un tempo plus lent, un solo que Steve ROTHERY pourrait sortir puis envolée vers les espaces de RUSH d’un coup jusqu’à l’arrivée d’un solo de piano qui pose un peu l’écoute, retour d’un nouveau solo de guitare toujours aussi pointu, c’est assez travaillé comme titre mais il faut aller le chercher, le disséquer car beaucoup de tiroirs, de boîtes de Pandorre sont ouvertes ici; encore un peu d’ARAGON puis les instruments traditionnels, certains rappelant le Biniou kozh typique de Bretagne, bref c’est bien désopilant et les solos semblent se superposer les uns aux autres plutôt que de se suivre dans une trame musicale logique.

“Battle” annonce la 2e partie de l’album toujours avec des sons provenant de l’époque médiévale, c’est étrange parce qu’on sait que ça n’est pas possible, mais les oreilles cherchent à se dire que c’est peut-être vrai; l’intro symphonique est superbe en tout cas durant ces 90secondes, ça fait grandiloquent, hollywood métal, un peu de RHAPSODY aussi, puis un riff mortel à la IRON MAIDEN met le feu aux poudres pour un morceau assez bien construit et plutôt mélodique; petite fin au clavecin. “ Der Tod” continue en enfonçant le clou avec un titre chanté en langue gothique sur un air bien ciblé prog-médiéval, vous savez le groupe de troubadours qui avaient déjà inventé les guitares électriques et qui cachaient leurs amplis derrière les grands rideaux protégeant du froid, bref on y croit et le rythme final qui ralentit sort un sacré solo de guitare limite spleen. ”Danse Macabre” survient ici en distillant à nouveau un prog métal épique et bien nerveux, au point qu’on pourrait penser par instants à du RAMMSTEIN puis à du NIGHTWISH, la voix est bien dans la langue de GOETHE par contre. “Anrufung” suit avec une litanie sombre qui décolle à mi-parcours et vous donne envie de faire le saut du cabri, étrange. “Ragnarokkr” vient avec le 2e titre long de l’album et son intro musclée, un peu de corbeaux qui attendent la sentence, un peu de PINK FLOYD planant suivi d’un air métal mélodique sur des petites digressions progressives symphoniques, ça s’emballe mais ça reste bien groupé.

ASGARD fait donc dans du BLIND GUARDIAN, un peu de ROYAL HUNT avec des envolées lyriques. Le titre parle donc au niveau mythologique du crépuscule des Dieux, qui doit se situer entre l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche de fait. Un album singulier avec ambiances médiévales et riffs heavy, tiroirs progressistes; attention, ce qui peut paraitre un peu fouillis n’est que le conglomérat des différentes influences précédemment citées et demande un peu d’exercice au niveau des oreilles; un album pas excellent en soi mais innovant, un album atypique et mélangeant des styles de musique qui se battaient amicalement il n’y a pas encore longtemps, à découvrir.

    01. Trance-Preparation (2:54)
    02. Rituals (5:07)
    03. The Night of the Wild-Boar (4:50)
    04. Visions (7:29)
    05. Kali-Yuga (3:37)
    06. Shaman (11:16)
    07. Battle (5:59)
    08. Der Tod (3:21)
    09. Danse Macabre (4:53)
    10. Anrufung (2:45)
    11. Ragnarøkkr (9:14)
    Total: 61’25’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Albert Ambrosi: Keyboards, Flute, Backing Vocals
Franco Violo: Lead Vocals
Andrea Gottoli: Guitars
Kikko Rebeschini Sambugaro: Drums, Percussions
Paolo Scandolo: Bass

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