CHRONIQUE / REVIEW

Apocalyptica

Cell-0

Releases information

Release date:

January 10, 2020

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

Silver Lining Music

Finlande / Finland

Alain Massard - March 2020

9,0

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

APOCALYPTICA est un groupe finlandais ayant débuté en 1996 et s’étant fait connaître en reprenant des titres métal de METALLICA par l’utilisation de violoncelles. Leur genre serait donc à l’origine du néo-métal classique, du cello-métal symphonique. Ils ont après ce succès important composé leurs propres titres avec l’ajout d’un chanteur. C’est leur 9e CD, 10 avec un live et le premier depuis 17 ans strictement orchestral. Les 4 musiciens sont tous issus de l’Académie Sibelius d’Helsinski. APOCALYPTICA c’est aussi l’essai de fusion formelle entre le classique et le rock en fait, pour dégager des émotions sur la sensibilité musicale de deux divergences théoriques. APOCALYPTICA demeure un des maîtres du genre, et le fait d’avoir chroniqué dernièrement Raphaël WEINROTH-BROWNE va me permettre d’explorer leurs chemins musicaux de fait pour en rechercher les analogies et les différences. Alors que peut amener ce CD de plus, en ce début d’année où tous les genres fusionnent?

« Ashes Of The Modern World » assure le début de l ‘album par un titre intense, véritable BOF sur la désolation de la Terre, titre symphonique en soi, d’une pureté à toute épreuve; un peu d’ambiance spaghetti à la MORRICONE aussi avant plusieurs soli endiablés et distordus au point que l’on croit entendre une guitare, très bonne entame, la diversité donne bien plus de relief que le duo pourtant doué 2CELLOS; déjà un de mes préférés pour ce long crescendo final. « Cell-O » de près de 10 minutes avec l’entrée lourde, aérienne et pesante, les cellos en activité, en saccade, vitesse d’exécution incroyable et rythme pompeux, puis la batterie va les amener à explorer des sons classiques qui me rappellent un peu l’album « Dimensions » de BELIEVER; le final devient plus lourd, plus pesant après cette dérive bien progressive.

« Rise » arrive, une beauté sur une base classique, un air à la frontière du mélancolique sidéral et une clarté crépusculaire magnifique; le son est bien en place et laisse sortir des notes éthérées bouleversantes; à faire oublier leurs précédentes productions avec chanteur car les instruments suffisent ici à peindre un portrait intimiste surprenant, un de mes meilleurs. « En Route Pour Mayhem », pas le groupe dark quoique, part lui sur un rythme à nouveau effréné et utilisant à l’extrême les cordes des cellos; un combat frénétique de celles-ci qui se répondent l’une après l’autre, qui s’entrecroisent et s’associent. Un titre évoquant une quête, un espoir, des doutes où l’on se surprend à vouloir voir aussi les gars jouer de leur monture. A ce moment, les idées de nostalgie, de complaintes musicales et d’histoire post-apocalyptiques sont de mises. « Call My Name » part lui sur un titre plus sombre, amené par une batterie posée et un air clair, amenant là encore plus à la méditation, au voyage sur notre destinée; à un moment les cellos cisaillent les notes pour un effet langoureux et répétitif. « Fire & Ice » et une ambiance celtique, tribale, avec cornemuse jouée par Troy Donockley du groupe NIGHTWISH, un titre intense, innovant, spleen assuré avec flûtes et les riffs de cellos qui avancent comme sur un champ de batailles; la folie semble d’un coup prendre les cordes qui partent sens dessus dessous pour un riff heavy-hard-classico déjanté, et une finale calme, mystérieuse, mon 2e meilleur où le cello amplifié se confond avec le son d’une guitare.

« Scream For The Silent » part sur un air mélancolique et limite western, montrant bien ici que chaque cello répond à un autre en formant de fait un air central bien structuré, captivant et intense; un riff à base de pizzicato vient endiabler la fin du titre et donner plus d’intensité, beauté assurée avec l’introduction d’un piano juste avant. « Catharsis » enfonce encore le clou en proposant un titre similaire doux, du violoncelle classique au départ langoureux jusqu’à une explosion typique métal, la batterie servant de mise en route; allez un peu de riff à METALLICA je dirais, l’explosion n’est que temporaire finalement, on y ressent une sérénité dans ce titre presque effrayante. « Beyond The Stars » clôt l’album par 7 minutes avec changements et entrechoquements des cellos pour un titre dynamique, la batterie très présente et puissante; la mélodie est ici nerveuse, hachée, engageante puis une break classique, spleen langoureux, un peu de ST-PREUX me revient à l’oreille, puis à nouveau gros riff hard et les violoncelles qui se rendent coup sur coup; titre explosif, jouissif, plein de variations limite thrash par instant et une voix-off pour finir en beauté cette expérience unique en soi.

APOCALYPTICA a sorti de fait une véritable perle progressive, que l’on soit attiré ou pas par les sonorités classiques. Cependant, autant Raphaël WEINROTH-BROWNE en solo jouait sur des sonorités spleen, mystérieuses et envoûtantes, autant « Cell-O » joue ici sur des ambiances explosives, plus nerveuses et presque apocalyptiques du fait de distorsions électriques appuyées. Vous avez ainsi la possibilité d’avoir une vision solo du violoncelliste de LEPROUS pour un moment intimiste et une vision en quatuor des APOCALYPTICA pour un moment de pur maelström en ce début d’année. Et la confirmation qu’un album orchestral peut être très bon.

    1. Ashes of the Modern World (6:29)
    2. Cell-0 (9:57)
    3. Rise (5:22)
    4. En Route to Mayhem (5:28)
    5. Call My Name (3:55)
    6. Fire & Ice (5:21)
    7. Scream for the Silent (5:12)
    8. Catharsis (4:58)
    9. Beyond the Stars (6:54)
    Total : 53’36’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Eicca Toppinen: Cello
Perttu Kivilaakso: Cello
Paavo Lötjönen: Cello
Mikko Sirén: Drums

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