CHRONIQUE / REVIEW

Altesia

Paragon Circus

Releases information

Release date:

December 11, 2019

Format:

Digital, CD

Label:

From:

Auto-Production / Self-Released

France

Sébastien Buret - March 2020

8,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Altesia est un projet entamé en 2017 par Clément DARRIEU, chanteur et multi-instrumentiste de talent. Géographiquement, le tout se joue à Bordeaux où l’intéressé œuvre bénévolement dans le milieu musical à la fois pour l’association « Eclipse » mais aussi pour un webzine français à savoir « Music Waves ». Cet homme baigne ainsi dans la musique et sans nul doute, nous pouvons deviner toute l’étendue de la passion qui l’habite.

Avec six morceaux et une durée d’environ 56 minutes, « Paragon Circus » nous emmène dans un pur style métal-progressif et propose un concept album autour d’un thème assez noir : la destruction de notre monde engendré par l’homme et du cercle vicieux que cela induit. On retrouvera ainsi moultes thèmes tout au long du disque : l’absence de bonheur, l’injustice, le tout dans un registre cynique et sombre à souhait. La phase de maturation a duré deux ans et l’artiste a ainsi pris le temps d’écrire, d’arranger et de peaufiner. Il n’a seulement recruté les musiciens que dans une phase de production plus avancée en travaillant avec des pointures de la scène bordelaise. Nous pouvons ainsi citer Alexis CASANOVA (guitare et chant), Yann MENAGE (batterie), Henri BORDILLON (clavier) et enfin Hugo BERNART à la basse.

Parlons maintenant de musique. La première écoute fut surprenante car en une fraction de seconde, l’impression de se retrouver comme face à un disque d’OPETH sur la platine fut de mise. Cette sensation fut marquée et le nier ne serait ni honnête intellectuellement, ni objectif, et encore moins digne de notre rôle de chroniqueur. Artistiquement, les influences qui se dégagent de l’œuvre sont donc indéniables, on retrouve la signature du groupe précédemment cité mais aussi de groupes comme DREAM THEATER, HAKEN, RIVERSIDE ou encore STEVEN WILSON. Techniquement, il n’y a rien à redire. Le tout est magistralement interprété, on sent l’ampleur de la tâche accomplie, la somme de travail pour arriver à un tel niveau et à un produit fini comme « Paragon Circus ». Cependant, pour revenir sur ce sentiment de déjà vu, il reste tangible et le tout frise parfois la caricature. Une écoute attentive apportera non pas la contradiction mais de belles nuances à cela et à la faveur évidente de l’œuvre. Un musicien digne de ce nom est ouvert par nature et nous retrouvons ici de magnifiques touches de jazz, de folk, de funk et tout au long des six titres.

« Reminescence » en est le plus exemple avec une introduction au piano des plus délicates, une construction mélodique et rythmique sans faille et un final des plus surprenants dans un registre funk et jazz fusion. « Admist the smoke » est à mon sens le morceau le plus réussi avec tous les ingrédients qui font la saveur du festin progressif. Mélodique à souhait, les guitares et les voix chantent à l’unisson, les nappes de clavier sont jouissives et la section rythmique plus qu’à la hauteur. IRON MAIDEN me vient en tête de la plus belle manière à l’écoute des guitares se juxtaposant d’une façon aussi mélodieuse. « Prison Child » est à l’avenant, bien écrit et superbement exécuté avec un final où des violons accompagnés de belles lignes de guitare apportent beaucoup de plaisir et de saveur. « Paragon Circus » est un album riche, dense et empreint de talent. Tel le bon vin bordelais, il est charpenté, bien fait, mais il appartiendra au maître de chais, à savoir Clément DARRIEU, de prendre qui sait le recul nécessaire à la suite d’une première cuvée certes fort réussie mais à nuancer par une entrée en bouche trop caricaturale, trop mercatique à mon sens. C’est le verdict des papilles et du cerveau et cela reste bien entendu en tous points subjectif car le vin comme la musique n’est qu’une question de goût.

Force est de reconnaître et de constater qu’ALTESIA est plus que prometteur avec autant de potentialités. Tout semble réuni pour retrouver un prochain millésime encore plus étonnant, plus personnel et libéré. Boire du vin c’est comme boire du génie comme disait BAUDELAIRE. Ecouter un bon disque c’est en écouter alors et tous deux apportent l’ivresse A bientôt et toutes nos félicitations pour ce premier cru.

    1/ Pandora (2:35)
    2/ Reminescence (11:41)
    3/ Amidst the smoke (7:48)
    4/ The Prison Child (10:34)
    5/ Hex Reverse (6:30)
    6/ Cassandra’s Prophecy (17:38)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Alexis Casanova : Lead guitar, vocals
Antoine Pirog: Bass, backing vocals
Clément Darrieu: Lead vocals, guitar
Henri Bordillon: Keyboards
Yann Ménage: Drums

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