CHRONIQUE / REVIEW

bryan Beller

scenes from the flood

Releases information

Release date: September 13, 2019

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: Onion Boys Records

From: USA

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INTERVIEW

HERE

9,4

Serge Marcoux - August 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Que diriez-vous d’un musicien de quarante-huit ans qui, en vingt-cinq ans, a participé à plus de cent-dix albums et vidéos ? Seriez-vous curieux d’écouter le quatrième album solo de ce musicien qui a été savamment conçu pendant près de dix ans et appuyé par vingt-six musiciens en provenance de quatre continents ? Si j’ajoute que le premier album qu’a possédé ce musicien est « The Wall » et qu’il est particulièrement influencé par les albums double lorsque ceux-ci représentent un défi et une aventure, notamment YES avec son « Tales of topographic ocean » et NINE INCH NAILS avec « The fragile ». Si, en plus, les dix-huit morceaux et les quatre-vingt-huit minutes, réparties sur un album double, il va sans dire, sont inspirées par nos réactions, nos émotions, les choix que nous ferons et ce que nous deviendrons lorsque la tempête viendra pour nous. Alors, vous voudrez écouter et découvrir la musique de ce qui est, à juste titre, un des albums les plus intéressants de l’année. « Scenes from the flood » explore des thèmes comme la perte, l’ambition, l’espoir et les désillusions. Notre guide sur ces routes quelquefois sinueuses et difficiles est M. BRYAN BELLER. On connaît son remarquable talent de bassiste, JOE SATRIANI, THE ARISTOCRATS, MIKE KENNEALY, STEVE VAI et tant d’autres. Sur ce nouvel opus, il joue aussi des claviers, de la guitare et il chante. Cependant, ce sont surtout ses talents de compositeur et de producteur que nous découvrons sur cet ambitieux projet. 

 

« Scenes from the flood » n’est pas seulement inspiré par les grands albums double du prog et du rock mais il est conçu comme tel. Quatre sections pour les quatre faces de la version vinyle. Chers collectionneurs, soyez aux aguets car seulement deux-cents copies seront produites sur du vinyle mauve. Plusieurs des invités sur ce disque sont des musiciens renommés, tels GUTHRIE GOVAN, JOE SATRIANI, MIKE KENEALLY et JOHN PETRUCCI, et ce ne sont que quatre des quatorze guitaristes invités. Ais-je besoin de préciser que les performances sont au rendez-vous et que l’instrument occupe une place de choix ? Vous ne serez pas surpris si je vous dis que les performances à la basse sont aussi dignes de mention. Pour BRYAN BELLER, les influences que sont JOHN PAUL JONES de LED ZEPPELIN, JACO PASTORIUS et FLEA du groupe RED HOT CHILI PEPPERS, entre autres, additionnées du savoir et de l’expérience qu’il a acquis au court d’un quart de siècle de pratique, permettent de régaler nos oreilles avec un jeux varié, dynamique et bien découpé dans le mix final. La batterie n’est pas négligée pour autant, au contraire. Quatre batteurs complètent les assises rythmiques de l’album dont JOE TRAVERS, le fidèle comparse de M. BELLER. Fidèle est le bon mot car en 1990, à l’école de musique de Berklee, BELLER remarque TRAVERS qui répète pour un spectacle à venir. Il se dit alors qu’il souhaite jouer avec lui pour le reste de ses jours Après deux années de collaboration scolaire ensemble, TRAVERS rejoint DWEEZIL et AHMET ZAPPA dans le groupe Z. MIKE KENEALLY fait aussi partie de ce groupe que BELLER rejoint d’ailleurs grâce à son comparse. Depuis, leur amitié et leur collaboration ne s’est pas démentie, que ce soit avec MIKE KENEALLY, sur les deux albums précédents de BELLER ou comme accompagnateur de JOE SATRIANI pour la tournée « G3/What happens next ».  On retrouve ces âmes sœurs du rythme sur sept des dix-huit pièces de l’album. Parmi les batteurs, vous entendrez aussi RAY HEARNE du groupe HAKEN ainsi que le légendaire GENE HOGLAN bien connu des amateurs de métal, DEATH, STRAPPING YOUNG LAD, DETHKLOK, etc. 

 

À l’instar de la plupart de nombreux albums concepts, certaines pièces sont des interludes ou des liens musicaux. Pensons aux deux faces d’une même pièce que sont « The outer boundary » et « Inner boundary » ou encore à l’intro qu’est « The scouring of three and seventeen ». Cette dernière nous emmène sur la route avec « Volunteer state », sortie en vidéo, qui est une littéralement une chanson pour la route et le début de l’histoire de « Scenes from the flood ». Sur une rythmique rock d’enfer TRAVERS/BELLER, JOE SATRIANI tisse une trame mélodique irrésistible et nous offre un solo de toute beauté. Les deux mois qu’il a pris pour cette collaboration offrent aux auditeurs un départ sur des chapeaux de roue pour cette odyssée. On enchaîne avec « Everything and nothing » qui est un des trois morceaux avec des vocaux, simplement dits dans le cas présent, qui introduit le volet plus funky, plus jazz-fusion qu’on trouve à divers moments lors de notre périple musical. Notre parcours initiatique passe aussi par des moments résolument plus rock, métal même comme « Steiner in ellipses » ou la pesante et noire « The storm ». Ici, la tempête se déchaîne avec quatre guitaristes qui offrent des riffs incendiaires, tranchants. C’est tout un contraste avec la précédente, « The flood », et ses notes de piano égrainées sur un fond de synthétiseur, le calme avant la tempête donc. Avant de passer au deuxième disque, il faut absolument souligner la très belle et très progressive « Always worth it » que BELLER juge vraiment significative que ce soit pour lui ou pour l’histoire. Et, en effet, il s’agit d’une des excellentes pièces de cet album. 

 

Aussi bonnes soient les deux premières parties, ou faces, ce sont les troisième et quatrième que je préfère. Encore faut’ il souligner que toutes les parties d’un voyage sont importantes pour se rendre à destination, n’est-ce-pas ? Ce deuxième disque commence avec « Bunkistan » où BELLER se paye la traite et, par le fait même, nous en profitons. Si la basse est bien présente, il ne s’agit pas pour autant d’un album de démonstration d’un seul instrument, loin de là. Tous les musiciens impliqués apportent une collaboration remarquable. Mais ce sont les compositions qui retiennent l’attention et offrent une variété musicale diversifiée et de haut niveau.  Comme « Angles and exits », la plus longue pièce. En gros, le morceau est divisé en deux sections. La première moitié est en douceur et ce sont essentiellement la voix de BELLER et le piano qui campent une atmosphère dramatique. Malgré une apparente douceur, on ressent une tension. Lorsque la rythmique et les autres instruments s’installent, le climat change la voix se fait plus urgente, plus forte. L’intensité ne cesse d’augmenter jusqu’à la conclusion. Nous sommes littéralement happés, hypnotisés par cette montée. Mais BELLER ne s’arrête pas en si bon chemin. « World class » et ses rythmes une peu arabisants est complètement irrésistible. L’énergie qu’elle dégage est jouissive en diable. Les mélodies sont accrocheuses, les changements de rythme sont au rendez-vous et la guitare de JOHN PETRUCCI fait en sorte qu’on se dit, encore une fois, que c’est la meilleure. Chaque fois que j’écoute « Scenes from the flood », je change de meilleure. Mais attention, nous ne sommes pas à la fin du voyage. En effet « Sweet water » suit et cette fois c’est GUTHRIE GUVAN qui s’éclate sur une rythmique plus lente, voire un peu blues. Une autre performance de haut calibre à la guitare. BRYAN BELLER a eu la main heureuse dans ses choix et dans les véhicules offerts aux guitaristes pour s’exprimer. Finalement, nous arrivons à bon port avec la progressive et positive « Let go of everything ».

On lâche prise dans tous les sens. 

 

Nous avons entre les mains, et surtout entre les oreilles, un album complet tant au niveau de son concept, de sa musique que de son visuel. En effet, chaque pièce est représentée par une image dans le livret dont je n’ai malheureusement pu voir que des extraits via Facebook car l’album n’était pas sorti au moment de la rédaction de ces lignes. Ce livret de 24 pages, créé par DANIEL WAGNER, est une partie intégrante d’une œuvre majeure. Je me joins à BRYAN BELLER pour vous inviter à écouter attentivement cet album comme il se doit et comme on le faisait en découvrant les grands disques doubles de l’histoire de la musique. Puis, réécoutez une deuxième et une troisième fois. Chaque fois, vous découvrirez un itinéraire musical différent et fascinant. Au bout de la route, vous direz et ressentirez probablement, tout comme moi, qu’il s’agit d’un des meilleurs de l’année et peut-être plus encore.

 

PISTES / TRACKS

 

Part 1

01. The Scouring of Three & Seventeen (2:23)
02. Volunteer State (5:39)
03. Everything and Nothing (5:50)
04. A Quickening (2:16)
05. Steiner In Ellipses (2:25)
 

Part 2

06. Always Worth It (6:38)
07. Lookout Mountain (4:14)
08. The Storm (5:45)
09. The Flood (7:26)
 

Part 3

10. Bunkistan (5:18)
11. As Advertised (3:56)
12. Army of The Black Rectangles (1:23)
13. The Outer Boundary (1:32)
14. Angles & Exits (9:42)
 

Part 4

15. The Inner Boundary (3:04)
16. World Class (9:28)
17. Sweet Water (7:15)
18. Let Go of Everything (3:36)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Bryan Beller - Bass, keyboards, guitars and lead vocals

With
Nili Brosh - Guitar
Darran Charles - Guitar
Mike Dawes - Guitar
Janet Feder - Guitar
Guthrie Govan - Guitar
Mike Keneally - Guitar
Jamie Kime - Guitar
Teddy Kumpel - Guitar
Jake Howsam Lowe - Guitar
Rick Musallam - Guitar
Mike Olekshy - Guitar
Griff Peters - Guitar
John Petrucci - Guitar
Joe Satriani - Guitar
Ray Hearne - Drums
Gene Hoglan - Drums
Nate Morton - Drums
Joe Travers – Drums

Christopher Allis - Percussion

Paul Cartwright - Violins

Julian Coryell - Backing vocals

Fred Kron - Keyboards

Evan Mazunik - Accordion

Matt Rohde - Keyboards

Rishabh Seen - Sitar

Leah Zeger - Violins

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