CHRONIQUE / REVIEW

big big train

grand tour

Releases information

Release date: May 17, 2019

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: Burning Shed

From: Royaume-Uni / UK

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INTERVIEW HERE

9,5

Serge Marcoux - May 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Voyager c’est grandir. C’est la grande aventure. Celle qui laisse des traces dans l’âme. Cette citation de THIERCELLIN semble faite sur mesure pour « Grand Tour », le nouvel album de BIG BIG TRAIN. D’abord parce que c’est le thème de ce superbe album. Ensuite parce que la grande aventure musicale du groupe se poursuit pour notre plus grand plaisir et enfin, parce que ce nouvel opus est venu me chercher jusqu’au plus profond de moi-même. BIG BIG TRAIN représente la quintessence du rock progressif anglais actuel tant par sa musicalité que par les sujets abordés dans ses chansons. C’est ce que souligne GREG SPAWTON, le principal auteur avec DAVID LONGDON, en expliquant avoir été inspiré par le voyage nécessaire pour le spectacle donné en Allemagne lors du festival The Night of The Prog. Nous avons donc neuf pièces axées sur les voyages et les explorations où l’art et la science forment une trame pour les propos de SPAWTON et LANGDON.

 

Montez à bord chers compères progressifs car nos guides ont déployé la voilure complète de leurs talents. De plus, ils ont recruté une section de cuivre et de cordes pour enrichir l’équipage musical qui nous transporte dans ce périple enchanteur. Mon propre voyage a été grandement enrichi en lisant ce qui a inspiré chacun des morceaux dans le magnifique livret qui accompagne l’album. C’est tout aussi vrai si on prend le temps de lire les paroles, surtout que nous connaissons les talents de conteurs de ces deux messieurs. Le parcours artistique du groupe est complété par SARAH LOUISE EWING qui illustre les albums du groupe depuis « Folklore ».

 

Nous quittons donc notre quotidien avec la plus courte pièce dont le titre vient d’un livre de FRANCIS BACON, écrit en 1620, que VOLTAIRE a décrit comme étant le père de la méthode scientifique. C’est un départ en douceur. Au 17e et 18e siècle, il était coutumier pour les jeunes européens de voyager afin d’élargir leurs horizons et par le fait même de se découvrir. « Alive » est une pièce enthousiasmante sur ce thème. Le refrain est si accrocheur que je vous mets au défi de résister à chanter Alive à tue-tête. Un court solo de guitare m’a rappelé des sonorités à la BRIAN MAY. Pour les trois pièces suivantes, c’est l’Italie nous accueille. C’est d’abord LÉONARD DE VINCI dont il est question. « The Florentine » présente ce très grand personnage de l’histoire qui est le plus bel exemple du mariage de l’art et des sciences. Un début très folk à la guitare sèche, des jolis solos de synthétiseurs et de guitare électrique, une superbe montée et une fin en douceur. Un cadeau pour le monde qu’est Monsieur LÉONARD, génie de la Renaissance italienne, nous écrit LANGDON. De mon côté, je dis que cette chanson est un cadeau pour nos oreilles. La suivante est une histoire de l’ascension et de la chute Rome en cinq sections et près de quatorze minutes. L’apport des cuivres est très réussi, tant sur cette pièce qu’ailleurs sur l’album. Ils apportent une dimension supplémentaire à l’instar du « Atom Heart Mother » de PINK FLOYD.  J’aime beaucoup la voix de LANGDON que je trouve touchante et qui permet de ressentir les émotions transmises par les chansons.  Les harmonies vocales sont un autre point fort du groupe. L’instrumental qui suit m’a expédié au septième ciel. Ce qui est à propos puisque le Panthéon est un temple consacré aux dieux. C’est grandiose et puissant. C’est une explosion musicale de mellotron, synthétiseur, cuivres, flute et Cie. Le triptyque italien se conclue avec « Theodora in green and gold », inspirée par une mosaïque de l’impératrice de Byzance que les voyageurs peuvent admirer à Ravenne. Une pièce plus simple mais très belle ou le piano est mis en valeur. C’est très intéressant de voir que les morceaux courts sont aussi de très fort calibre. Ce sera également le cas avec « Homesong » qui conclue l’album et célèbre le retour à la maison, car il faut bien revenir n’est-ce-pas. SPAWTON y décris son coin de pays de bien jolie façon. « Ariel » est une histoire très particulière. Le personnage est un esprit tiré de la pièce de théâtre La tempête de SHAKESPEARE. La pièce divisée en huit sections est dense, tant musicalement qu’au niveau des émotions et des paroles. Le voyageur prendra bien soin de lire les paroles de DAVID LANGDON s’il veut pleinement apprécier cette histoire de poètes, de tempête, de lieux réels ou imaginaires, de naufrage et de mort. Comme c’est souvent le cas avec BIG BIG TRAIN, ce sont les musiciens qui sont au service de la chanson et non l’inverse. Ce qui est remarquable compte tenu de leur calibre. Ici comme partout sur « Grand Tour », on ne retrouve pas de longs solos mais c’est brillamment écrit et les arrangements ne sont rien de moins que superbes. Cependant, je précise que les performances musicales des sept musiciens et des deux ensembles sont magnifiques de justesse et d’efficacité. La cohésion et le jeu du groupe font en sorte qu’on ne remarque pas d’emblée le jeu individuel. L’autre longue pièce est inspirée par les sondes spatiales Voyager. Lancées en 1977, elles continuent de transmettre des informations sur notre très vaste monde. Cette pièce complète une trilogie sur les humains et la machines qui a débuté avec « East Coast Racer » et « Brooklands » des albums « English Electric (Part Two) » et « Folklore ». « Voyager » est encore un exemple parfait de la qualité des orchestrations et la grandeur symphonique de sa conclusion va de pair avec les paroles ; pour savoir qui nous sommes, d’où nous venons et jusqu’où nous pouvons aller.

 

Avec « Grand Tour », BIG BIG TRAIN nous offre un autre périple musical impeccable. Je ne modere pas mes transports et déjà je classe cet album au niveau d’un « Underfall Yard » ou des « English Electric ». Quoi qu’il en soit, c’est un parcours sans faille depuis que messieurs LANGDON et SPAWTON ont unis leurs efforts en 2009. L’histoire du rock progressif offre peu d’exemples d’une séquence de sept albums de très haut niveau. C’est du grand ART.

 

PISTES / TRACKS

 

  1. Novum Organum (2:33)

  2.  Alive (4:31)

  3. The Florentine (8:14)

  4. Roman Stone (13:33)

  5. Pantheon (6:08)

  6. Theodora in Green and Gold (5:38)

  7. Ariel (14:28)

  8. Voyager (14:03)

  9. Homesong (5:12)

Musiciens / MUSICIANS :

 

- David Longdon / lead & backing vocals, flute, acoustic guitar, mandolin, percussion, string

  and brass
- Dave Gregory / guitars
- Rikard Sjöblom / keyboards, guitars, accordion, backing vocals
- Danny Manners / keyboards, double bass
- Rachel Hall / violin, viola, cello, backing vocals, string arrangements
- Greg Spawton / bass, bass pedals, acoustic guitar, backing vocals
- Nick D'Virgilio / drums, percussion, backing vocals

 

Big Big Train Brass Ensemble:

 

- Dave Desmond / trombone

- Ben Godfrey / trumpet and cornet

- Nick Stones / French horn

- John Storey / euphonium

- John Truscott / tuba

 

- Everton Nelson / first violin

- Richard George / violin

- Ian Humphries / violin

- Kate Robinson / violin

- Nicky Sweeny / violin

- Oliver Heath / violin

- Martin Jackson / violin

- Oli Langford / violin

- Kathy Gowers / violin

- Emil Chakalov / violin

- Max Baillie / first viola

- Fiona Bonds / viola

- Jake Walker / viola

- Ian Burdge / first cello

- Chris Allan / cello

- Tony Woolard / cello

- Richard Pryce / first double bass

- Paul Kimber / double bass

- Rick Wentworth / conductor

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