CHRONIQUE / REVIEW

anima mundi

insomnia

Releases information

Release date: October 7, 2018

Format: Digital, CD

Label: Progressive Promotion Records

From: Cuba

8,8

Philippe André - December 2018

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Sixième album pour l'un des groupes phare de notre musique de coeur, le quintet cubain ANIMA MUNDI, un album d'une heure et quelques poussières. Autant vous le dire de suite, j'avais été fort déçu des deux albums précédents ; il faut dire que suivre "The Way" qui demeure à mon avis une oeuvre essentielle de la musique progressive toutes décennies confondues représentait une tâche ardue d'autant plus que le sensationnel vocaliste qu'était Carlos SOSA ne fut pas du tout remplacé en qualité vocale...malgré la bonne volonté de ses deux successeurs...Avec "Insomnia", nous en sommes en terme de chant, au troisième gosier différent en la personne d'Alvis PRIETO aidé dans sa Tâche par le maitre des lieux Roberto DIAZ himself ; et là les progrès sont manifestes, c'est déjà beaucoup plus plaisant même si Carlos restera à jamais comme la référence. Aucun changement en ce qui concerne les quatre autres membres du groupe par rapport  au "I Me Myself" de 2016.

 

Ce nouvel opus comporte neuf titres d'une durée variant de 3:29 à 11:14 pour un total d'un peu plus de soixante minutes. Nous commençons par le titre le plus long (de peu) "Citadel" qui s'avère aussi le plus étrange et qui assume dès son entame une rupture nette avec le passé d'ANIMA MUNDI, d'un progressif symphonique chatoyant, nous nous retrouvons dans une psyché space rock détonnant que n'aurait pas renié le roi Lézard et ses compagnons de route en 1968. C'est à dire, il y a un demi-siècle de cela…principalement les guitares de  Roberto DIAZ (par ailleurs remarquablement mises en valeur) dans la première moitié de la pièce avant que n'intervienne Virginia PERAZA et ses synthétiseurs démolisseurs dans la seconde moitié (fabuleux passage soliste entre la septième et la neuvième minute), avant une finale qui redonne la part belle aux six cordes et à la paire rythmique constituée de Yaroski CORREDERA à la guitare basse et Marco ALONSO à la batterie et aux percussions. Très bon titre donc, vraiment déstabilisant à la première écoute mais qui comme le bon vin s'apprécie avec le temps. Nous avons ensuite trois morceaux courts mais enchainés ; l'orage gronde au-dessus des cygnes, toujours avec ces "weird vocals" qui donnent un cachet hors des modes à ce disque, des vocaux presque d'outre-tombe, soutenus encore une fois par les prouesses claviéristiques de Virginia...c'est étrange et beau. "Electric Credo" est dans la même veine, mais sous le joug des guitares et avec un gros travail du duo rythmique (très percussif), quasiment instrumental. "The Hunter" est au contraire très calme, superbement bien chanté, d'une grande délicatesse et qui s'avère être le seul vrai lien musical avec le ANIMA MUNDI d'avant, c'est à dire pleinement symphonique. "Insomnia" la pièce éponyme est bien dans la mouvance générale de l'album avec beaucoup de loops et de "sound effects" et donc là, vous adhérez ou pas à la démarche, c'est selon le bon vouloir de chacun. À la première écoute ça surprend vraiment mais on s'y fait sur le moyen terme. "Electric Dreams" qui suit est un instrumental avec du saxophone joué par le batteur Marco ALONSO, des bruits d'hélicoptère et des sirènes de police (PINK FLOYD évidemment !!) sur lequel s'enchaine "Tbe Wheel of Days" un titre chanté avec aussi du saxophone mais sur un rythme jazzy (une faute de gout selon moi...) Carton jaune. Il nous reste "New Tribes Totem", près de onze minutes, là c'est simple tout est dans l'intitulé du titre, une pièce aventureuse, une de plus devrais-je dire, avec une six cordes fusionnelle et déchirante, accompagnée des nombreux bidouillages électroniques de Virginia, ça décoiffe sérieux les amis, mon titre préféré de l'oeuvre malgré ses aspects bizarroïdes. Nous terminons par le calme et joliment troussé "Her Song", nanti d'une mélodie entêtante, avec encore et toujours ce côté space rock ultra lyrique porté par le chant haut en couleurs du sieur PRIETO, belle conclusion pour cet album...à part.

 

Très bon disque pour ANIMA MUNDI, mais encore une fois et j'insiste fortement là-dessus, bien différent des productions précédentes, donc ouvrez bien grandes vos esgourdes de mélomanes !

 

PISTES / TRACKS

 

1. Citadel (11:14)

2. Nine Swans (4:07)

3. Electric Credo (3:29)

4. The Hunter (4:49)

5. Insomnia (7:16)

6. Electric Dreams (3:51)

7. The Wheel of Days (5:28)

8. New Tribes Totem (10:55)

9. Her Song (6:55)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Roberto Díaz: Guitars, lead and backing vocals, bass fuzz guitar, loops, effects

Virginia Peraza: Keyboards, backing vocals, loops, effects

Yaroski Corredera: Bass, synth bass

Marco Alonso: Drums, percussion, sax

Aivis Prieto: Lead and backing vocals

   With

Julio Padrón: Trumpet

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